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Chapitre 19

Coucou tout le monde !

\!/Une chose à savoir avant de le lire : il n’a pas été corrigé par ma correctrice mais par moi. En effet, j’ai mis un terme à notre collaboration. \!/

Je m’excuse d’avance pour mes fautes qui risquent de vous écorcher les yeux. Merci d’avance chers lecteurs et chères lectrices !

Enjoy ! ^W^

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~Nouveau départ ~

Ran Ouka

Ran Ouka

Ran fut ébahi par ce qui ce qui venait de voir. Son amant et une femme étaient face à face et  s’échangèrent des regards intenses.
Pour une raison inconnue, ses pieds refusèrent de faire le moindre pas, il était complètement paralysé.
Sa gorge s’était asséchée tout d’un coup, les mots ne voulurent pas sortir. Le paysagiste éprouvait une douleur lancinante à la poitrine.

Qui est cette femme ? Pourquoi se trouve-t-elle ici ? Pourquoi ils s’échangeaient de tels regards ? Kaname, était-ce pour cette raison que tu voulais à tout prix me voir ? Se demanda-t-il.

Brusquement, les deux jeunes gens remarquèrent la présence du paysagiste qui les fixait depuis quelques minutes en silence.

- Ran ! S’exclama Kaname, surpris de le voir.

A l’appellation de son prénom, Ran sursauta.

- K… Kaname, qui-est-ce ? Somma-t-il tout en scrutant la femme qui se trouvait à côté de son amant. Cette dernière semblait mal à l’aise.

En réponse à sa question, Kaname le fixa pendant quelques secondes, il se trouvait dans une situation délicate, son amant ainsi que la jeune femme s’étaient rencontrés.
Se retrouvant au pied du mur, l’architecte décida de les présenter.

- Ran, je te présente Mademoiselle Shizuka Tôdo, c’est une de mes connaissances, annonça calmement l’homme d’affaires. Il avait préféré la présenter en tant que telle. Il n’avait pas l’intention d’expliquer les détails de l’affaire en sa présence.

Une de ses connaissances ? Pourtant la façon dont ils se regardaient laissait entendre qu’ils étaient bien plus que cela… Elle est raffinée malgré son habillement. Ils sont bien assortis. Pensa Ran tristement.

Surpris et gêné par cette situation, Ran se présenta à elle :

- Enchanté de vous connaître, je m’appelle Ran Ouka. Je su…

A cet instant, Ran s’interrompit.

Comment devait-il se présenter ? Pouvait-il avouer qu’il était son amant ? Etait-elle suffisamment digne de confiance pour cela ? Etait-elle vraiment une des ses connaissances ?   A bien y réfléchir, il était préférable de jouer la carte de la sécurité, et donc de prétendre être également une de ses connaissances. C’était peu probable qu’elle le croit. En effet, Ran et Kaname étaient différents, c’était en quelque sorte le jour et la nuit. L’un était charismatique et avait baigné dans le luxe dès sa naissance alors que l’autre n’était qu’un simple travailleur qui trainait derrière lui un lourd passé. D’un point de vue extérieur, ils n’avaient rien en commun, donc aucune chance pour eux d’être amis, ou de partager quelque chose en commun. Malgré tout, c’est cette différence qui les avait rapprochées.

Après de longues minutes de réflexion, Ran reprit-là où il s’était arrêté.

- Je suis également une connaissance de Kaname, dit-il tout en se courbant en signe de respect.
– Je vois que vous avez pas mal de connaissances et de très belles ! Insinua-t-elle à l’intention de l’architecte resté impassible. Ce dernier surveillait Ran du regard. Je suis ravie de faire votre connaissance.

De très belles connaisses ? Qu’est-ce que cela signifie ? Se demanda Ran, désorienté.

Ce qui semblait être un compliment pour Ran, avait une toute autre sonorité pour lui. Cela ressemblait à un sous-entendu. Ran décida de garder son calme et de ne pas afficher l’état dans lequel il se trouvait.

Les présentations finies, la jeune femme se tourna vers Kaname.

- Je suis désolée d’être venue en plein milieu de la nuit et de façon si impromptue. Il est temps pour moi de partir.

Kaname s’adressa à son tour à un Ran immobile :

- Je suis désolé, mais je dois raccompagnée Mademoiselle Tôdo chez elle.

Ran, déconcerté par ce changement de situation, répondit par ses simples mots :

- Ça va aller, raccompagne-la chez elle, ce serait imprudent de la laisser rentrer toute seule au beau milieu de la nuit, lui conseilla-t-il.
– Est-ce que cela te dérangerait de patienter ici en mon absence ? Demanda-t-il tout en enjoignant la femme à le suivre.
– Heu… D’accord, se résigna Ran qui n’avait pas envie de rester ici après ce qu’il venait d’assister mais il se devait de rester car il n’avait pas encore entendu ce que son compagnon désirait lui dire.

Après avoir salué Mademoiselle Tôdo, Ran les regarda quitter la pièce.
Il se retrouva seul avec pour seule compagnie, l’inquiétude quant à savoir ce que la jeune femme avait pu s’imaginer d’eux.

******

A cette heure-ci, le trafic était fluide. Peu de voitures circulaient sur les avenues principales.

Les mains agrippées sur le volant, Kaname observait du coin de l’œil sa passagère silencieuse. Depuis qu’elle avait embarquée dans sa BMW noire, celle-ci s’était tue et se contentait de regarder d’un air détaché le paysage qui défilait sous ses yeux à travers les vitres tintées.

La voiture s’arrêta au feu rouge.

L’atmosphère devenait pesante, si bien que l’architecte souhaita que le feu rouge passe immédiatement au vert. Il n’avait qu’une hâte retourner auprès de celui qu’il aimait. La culpabilité le rongeait à l’idée de l’avoir « abandonné » pour raccompagner son invitée.

J’ai bien vu sa tristesse au moment de partir bien qu’il ait tenté tant bien que mal de la dissimuler. Je m’en veux de le faire souffrir comme cela. Mais je te promets que je vais arranger les choses. Nous serons de nouveau ensemble, pensa-t-il tout en actionnant le levier de vitesse suivit d’une légère pression sur la pédale d’accélération au moment où le feu passa au vert.

- Hum, dîtes-moi, cet homme que j’ai rencontré… C’est votre amant, n’est-ce pas ? Lança-t-elle d’une voix calme à son interlocuteur, qui écarquilla les yeux à sa question.

Un flot incessant de questions se bousculèrent dans l’esprit de Kaname.

Sa question sonne comme une affirmation de sa part. Ce serait-elle douter de quelque chose ? S’interrogea-t-il tout en gardant son calme. Les yeux rivés sur la route qui se dessinait devant lui.

S’il montrait son désarroi, ce serait confirmer ses soupçons. Il décida d’esquiver la question, pour connaître ses intentions.

- Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? Fit-il tout en l’observant. Mais à sa surprise, Shizuka se mit à sourire.
– Et bien, je dirais : l’intuition féminine ! Avoua-t-elle d’un ton espiègle. Son comportement donnait l’impression qu’elle s’amusait des réactions de l’architecte pour le moins désarçonné.

Intuition féminine, hein ? Se dit-il d’un brin moqueur.

Depuis toujours, l’intuition a toujours été considérée comme le 6ème sens caché des femmes.
Elles savaient parfaitement décrypter les émotions et les sentiments des gens.

- C’est ce que votre « intuition féminine » vous a dit ? Lui répondit-il avec une pointe d’ironie.
– Oui ! Et le fait que vous esquivez ma question par une autre ne fait que démontrer qu’il est votre amant.
– Il n’est qu’un ami, persista Kaname.
– Et bien si ce n’était qu’un « ami », vous n’auriez pas autant insisté pour qu’il attende votre retour malgré l’heure tardive. A la place, vous auriez pu lui proposer de revenir un autre jour. De plus, j’ai remarqué qu’il possédait les doubles de vos clés. La porte d’entrée était fermée, donc, il n’a pu les ouvrir qu’avec elles.
– En quoi le fait qu’il ait les doubles de mes clés fait de lui mon amant ? A ma connaissance, il y a plein de gens qui confient les clés de leurs habitations à d’autres. Ça ne fait pas d’eux leurs amants pour autant.
– Certes… Mais comment dire, confier ses clés à quelqu’un n’est pas une chose anodine. Cet acte ne peut se faire que s’il y a une confiance mutuelle entre les deux personnes. C’est comme si vous lui permettiez de pénétrez dans votre intimité. Ce n’est pas à n’importe qui que l’on confirait les clés de son chez-soi ! Finit-elle. Shizuka n’était pas à courts d’arguments.

Kaname en était retourné. En l’espace de quelques minutes, Mademoiselle Tôdo avait examiné les moindres détails de sa rencontre avec son amant. Il ne savait quoi répondre. S’il persistait à nier sa relation, elle continuerait sa plaidoirie. Les jeux étaient faits.

Les femmes sont des créatures à la fois belles mais dangereuses…

- Et bien, je ne peux qu’être en accord avec votre « intuition », admit-il amèrement.
Il n’y a que les clés qui vous ont mis la puce à l’oreille ?
– Pas exactement. C’est plutôt la façon dont il vous regardait. Ce n’était pas le genre de regard qu’on adresserait à un ami. Son regard était intense et brûlant, même si il essayait de le cacher.

Shizuka se mit à rire en y repensant.

- En tous cas, j’ai été surprise de voir que votre « compagne » soit en réalité un « compagnon ».
– Cela vous répugne-t-il ?
– Pas du tout ! Affirma-t-elle. Au contraire, je suis heureuse pour vous. Monsieur Ouka est une personne charmante et surtout, il est magnifique. Je ne sais pas si on peut employer ce terme pour un homme, s’excusa-t-elle.
– En effet, accorda-t-il d’une voix suave.

Tout d’un coup, le silence retomba, Shizuka semblait peinée.

- Qui-y-a-t-il ?
– Je suis vraiment désolée.
– Pourquoi vous excusez-vous ?
– Je vous ai dérangé avec mes problèmes alors que vous êtes dans une situation délicate. J’ai beau vivre une relation cachée, je peux tout de même la « vivre » au grand jour alors que pour vous, c’est impossible.
– C’est vrai que c’est difficile mais cela ne nous empêche pas pour autant de nous aimer. Nous n’avons pas besoin de l’approbation du monde pour cela.
– Vous avez raison. En tous cas, je vous souhaite tout le bonheur du monde. J’espère que vous serez toujours ensemble.

Kaname esquissa un sourire en coin, avant d’ajouter :

- Je vous le souhaite également.
– Merci beaucoup.

Ils roulèrent un bon moment, Mademoiselle Tôdo avait indiqué à Kaname qu’elle résidait sous un faux nom dans un hôtel en attendant que les choses se tassent.
Avec son accoutrement personne ne pouvait la reconnaître. Elle passait inaperçu et pouvait donc facilement se déplacer.

Bientôt, ils arrivèrent au fameux lieu. Cet endroit qui paraissait tout à fait ordinaire, possédait un petit emplacement dédié au parking, ainsi qu’une cafétéria. Il n’avait rien à envier aux autres hôtels du secteur.
L’architecte stationna à un des emplacements. Le moteur coupé, la jeune femme en profita pour parfaire son déguisement. Elle réajusta sa casquette ainsi que ses lunettes.

Au moment où elle mit un pied dehors, Kaname l’interpella.

- Vous êtes sûre que cela va aller ? Demanda-t-il inquiet.
– Oui ! Assura-t-elle. Merci de m’avoir accompagné jusqu’ici. Dépêchez-vous de rejoindre votre amant, il doit s’inquiéter.
– Bon et bien, passez une bonne soirée.

Elle quitta Kaname.

Maintenant il me reste plus qu’à lui parler. J’espère que tout cela se passera bien comme se fut le cas avec elle.

L’homme d’affaires respira un bon coup comme pour se donner du courage. Celui-ci savait que cette discussion ne serait pas aussi « facile » comme celle qu’il avait eu avec son invitée.

Il glissa la clé dans le contact, ce qui eut pour conséquence le démarrage du moteur puis s’en alla.

******

Assis dans le canapé, Ran ne cessait de penser à toutes sortes de choses, quand le tintement métallique du jeu de clés le fit sursauter.
Après quelques secondes, Kaname pénétra dans le salon. Ran scruta son amant qui déposa les clés sur la table avant d’ôter sa veste. Celui-ci se retourna dans sa direction. Il l’observa pendant quelques secondes.

Qu’est-ce qu’il a ? Pourquoi me regarde-t-il avec une expression aussi grave sur le visage ? Quelque chose s’est passée avec Mademoiselle Tôdo ? S’interrogea Ran, inquiet par le silence de son amant qui prit place à côté de lui.

Voulant connaître la vérité, il engagea la conversation.

- Cela s’est bien passé avec Mademoiselle Tôdo ?
– Hum… Oui, répondit-il tout en fronçant légèrement les sourcils.
– Ce n’est vraiment qu’une de tes connaissances ?
– Pourquoi tu me demandes cela ?
– Et bien… En vous voyant, j’ai eu l’impression que vous étiez… plus que cela.

A la suite de sa remarque Kaname fronça davantage ses sourcils. Ce dernier le regarda dans les yeux pendant quelques secondes avant de soupirer.

- Cette femme est celle que mon grand-père a choisie pour être ma future épouse, déclara-t-il avec une once de désinvolture.

Ran écarquilla les yeux à l’annonce de cette nouvelle.

Future épouse ?! Répéta Ran pendant quelques secondes dans son esprit. L’espace d’un instant, son visage devint blanc comme un linge.

- Je savais que tu ferais cette tête, lâcha l’architecte d’une voix grave tout en grattant légèrement sa tête.
– Tu vas… Te marier ? Lui demanda-t-il à demi-mots, les yeux dans les yeux.

Je vois… Je savais que ce jour allait arriver, nous ne pouvions pas continuer éternellement cette relation. Maintenant, je sais pourquoi, il voulait me voir. Il veut y mettre en terme, pensa tristement Ran.

Bouleversé, il était incapable de formuler correctement une phrase. Cette révélation résonnait encore dans son esprit, il en ressentit une douleur lancinante à la poitrine.

- Bien sûr que non ! Pourquoi voudrais-je le faire alors que je t’ai ? S’offusqua Kaname qui le saisit aux épaules.
– Mais…  Mais pourquoi était-elle ici ?
– Et bien…

Au moment de s’expliquer, Kaname se tut. Il hésitait à lui raconter toute la vérité mais il ne pouvait définitivement pas continuer à mentir à celui qui partageait sa vie depuis longtemps.
Il entama son récit.

- Te souviens-tu de la fois où tu m’as soupçonné de te tromper ?
– Oui, pourquoi ?
– Et bien, la fragrance que tu as ressentie venait d’elle.
– Comment cela ?
– Et bien, la connaissance que j’ai rencontrée ce jour-là, c’était elle.
– Quoi ?! S’exclama Ran, abasourdit du fait que son compagnon lui ai mentit sur une chose pareille.
– Mon grand-père avait arrangé cette rencontre. J’avais prévu de la rencontrer et de la repousser  « gentiment » mais elle s’est évanouie, du coup, je n’ai pas pu.

Déconcerté, Ran avait du mal à croire ce que lui racontait son amant. Ce dernier lui avait caché une chose si importante. Il se sentait trahit.

Pourquoi ne m’a-t-il rien dit ? Pourquoi il a tout gardé pour lui ? Ne me fait-il pas confiance ? Me croit-t-il incapable de l’épauler dans ce genre de situation ?

Sa douleur à la poitrine ne fit qu’augmenter à cette pensée.

- Pourquoi tu me l’as caché ?! Tu crois que je ne suis pas capable de t’aider ? Les 3 années passées à tes côtés ne veulent plus rien dire pour toi ?! Rugit Ran qui le saisit par le col de sa chemise.
– Je ne voulais pas te perdre. Je sais que c’était idiot de ma part d’avoir fait cela mais, je voulais te protéger, lui assure-t-il tout en se défaisant de son emprise.
– Que faisait-elle ici ?
– Et bien, en fait, nous ne sommes rencontrés un peu plus tôt dans la journée afin de mettre les choses au claire…
– « Les choses aux claires », répéta-t-il d’un air méfiant à son égard.
– Elle n’a pas l’intention de se marier avec moi, elle a un amant.
– Oh mais ça n’explique pas sa venue de ce soir…

Ran n’avait pas l’intention lâcher l’affaire, il tenait à ce qu’il lui fournisse des réponses à ses questions.
C’est ainsi que l’homme d’affaires lui expliqua dans les moindres détails cette rencontre.

Je ne sais plus quoi penser… Même si il m’assure que tout va bien, rien ne dit que ce genre de choses ne se reproduira pas à l’avenir. Peut-être que cette affaire n’était qu’un avertissement pour nous ? Qu’il serait temps pour nous de mettre un terme à cela ? Même si nos sentiments sont forts maintenant qui nous dit qu’ils le seront dans l’avenir ? Peut-être que ceux de Kaname changeront également… Qu’il ne voudra plus de moi ?
Je ne supporterai pas cela ! Se résigna le jeune homme dont le visage ruisselait de larmes.

- Ran ? Qu’est-ce qu’il y a ?
– Et qu’en est-il de ton grand-père ? Je ne suis pas sûr qu’il va accepter cela aussi facilement. Tu es son unique petit-fils et le fait que tu ne te maries pas, signifie la fin de sa lignée.
– Qu’importe, ce qu’il en pense ! Je suis maître de ma propre destinée ! Affirma-t-il avec détermination.
– Mais… N’as-tu pas peur des conséquences que pourront engendrer ce refus ? D’après ce que je sais, ton grand-père est un homme intransigeant…
– Aurais-tu peur de lui ? Insinua l’architecte d’un ton emplit de malice.
– C’est… Que… J’ai peur pour toi.

Devant cette déclaration, l’homme d’affaires ne pu qu’esquisser qu’un doux sourire. Il avait une nouvelle confirmation de la profondeur des sentiments de son amant à son encontre. Il en était heureux.

- Connais-tu Akira Masunaga ?
– Bien sûr ! C’est un célèbre photographe qui s’est spécialisé depuis quelques années dans les photos de paysages. J’aime beaucoup ce qu’il fait, ajouta-t-il avec une pointe d’émotion à l’évocation de ce nom. Que vient-il faire dans cette histoire ? Demanda-t-il perplexe.
– C’est mon père, révéla-t-il.
– Ton… Ton père ?! S’exclama le jeune homme, dérouté par cette étonnante nouvelle.
– Surprenant, n’est-ce pas ?
– Et bien oui ! Tu ne m’as jamais rien dis à propos de ta famille, alors que je t’ai parlé de mon passé !  Lui reprocha-t-il. La seule fois où j’ai entendu parler d’elle, c’est au travers de ragots de collègues ou à la télévision.
– Je suis désolé, avoua-t-il tristement.
– Je croyais qu’il était célibataire. Je ne savais pas qu’il avait un fils. Et Pourquoi vos noms de famille sont différents ?

Devant cet interrogatoire digne d’un roman policier, Kaname ne sut quoi répondre dans un premier temps. Il s’adossa tout au fond du canapé et leva les yeux au plafond. Il venait d’aborder un sujet difficile. Celui-ci était heureux de se confier à lui, le seul à connaître ses faiblesses, son véritable « lui ».

- Il est marié à ma mère. Cette dernière l’accompagne dans ses voyages.
– Je ne me serais jamais douté que Akira Masunaga, l’homme que j’admire était ton père.
– Pourquoi cela te choque-t-il tellement ? C’est un homme comme tout le monde.
– Et ta mère ? Demanda-t-il avec hantise de peur d’entendre la réponse.
– Ma mère est ce qu’on peut appeler une roturière. Elle travaillait en tant que fleuriste quand elle l’a rencontré. Ce fut le coup de foudre entre eux. Malheureusement, c’était mal vu qu’une femme comme elle et un homme tel que mon père soient ensemble. Pour pouvoir vivre leur idylle, ils se sont enfuis et se sont installés aux USA sous un faux-nom. J’y suis né là-bas.
– Je vois… Mais n’empêche que cela n’a pas dû être facile pour toi.
– Détrompe-toi. Mes parents m’ont aimé et choyé, de plus, ils ne m’ont jamais caché la vérité sur mes origines.

Je comprends maintenant. Son intégrité, cette détermination à faire face à tout malgré l’adversité, cette honnêteté qu’il a dans ses sentiments, cette confiance inébranlable qu’il a en lui viennent en partie de l’éducation qu’il a reçu d’eux.

- Mes parents ne voulaient pas que je sois mêlé à cette famille. Ils savaient ô combien il était difficile d’appartenir aux Jitsuryoku et de s’en défaire. Malheureusement, ce qu’ils craignaient s’est produit.
– Comment cela ?
– Quand j’ai eu 11 ans, je crois, mon grand-père a retrouvé notre trace et m’a emmené de force  au Japon, prétextant, que si je restais avec mon père, je répéterai ses mêmes erreurs. Mon aïeul méprisait mon père pour avoir terni le nom de leur famille. Le fait que mon prédécesseur ait coupé tous liens avec lui, signifiait la perte de son unique héritier et la fin de tout. Mais en apprenant mon existence, il s’est dit qu’il n’allait pas laisser passer cette seconde chance. C’est ainsi que je suis devenu « Kaname Jitsuryoku ».

Ran ne se doutait pas un seul instant, que derrière ce masque d’assurance, de fierté qu’il affichait en permanence cachait d’énormes blessures qu’il avait réveillées sans le vouloir. Sa culpabilité accentuait la douleur à la poitrine qui le lançait depuis tout à l’heure.

C’est terrible ! J’étais loin de me douter de cela, pensa Ran, horrifié par la manière dont avait grandi son amant.

- Mon père a tenté tant bien que mal de me récupérer mais il avait très vite compris qu’il était impossible de se dresser contre « eux ».
– C’est horrible ! Confia Ran dont les larmes ne cessaient de couler.
– Je me souviens du petit garçon que j’étais. Celui qui haïssait le monde entier, qui ne supportait plus cet environnement froid, dans lequel il avait grandit. J’avais l’impression de suffoquer, de ne plus être moi-même. On me forçait à être quelqu’un d’autre ! Cria-t-il avec un désespoir.

Ran avait l’impression de redécouvrir son amant. Celui assit à ses côtés n’avait rien à voir avec celui qui partageait sa vie durant ces 3 dernières années. Il semblait démuni.

- Ne pleure pas, Ran.
– Mais tu as tant souffert. Tu étais seul et tu n’avais personne pour partager ta souffrance, tes larmes. Si tu voulais survivre, tu devais être fort.
– Je ne suis plus seul, tu es là à mes côtés et c’est tout ce qui compte, déclara-t-il d’une voix suave tout en le prenant dans ses bras pour le consoler.
– Kaname… Sniff.

Dans ces moments-là, je me sens inutile, je ne sais pas quoi faire pour l’aider.  Il souffre tellement et moi, je passe mon temps à m’inquiéter des quand-dira-t-on… Je suis stupide ! Cracha-t-il à son encontre.

- Tu n’as jamais revu tes parents après cela ?
– Si, je les revoyais uniquement pour les fêtes de fin d’année. Tant que j’avais de bons résultats, il m’était permis de les revoir pendant cette période de l’année. Ça a continué jusqu’à mes 18 ans. 3 ans plus tard, j’ai quitté les « Jitsuryoku ». Avec mes connaissances, et mes diplômes, j’ai exercé de nombreux emplois avant de trouver celui qui me convenait. Je voulais voir de quoi j’étais capable sans « eux ». Je voulais me le prouver à moi-même.
– J’ai du mal à concevoir que le brillant homme d’affaires que tu es ais fait des petits boulots, se moqua gentiment Ran.
– Et bien, j’ai toujours eu pour principe que dans la vie, on n’obtient rien, si on ne fait pas d’efforts. Pour ma part, les gens qui arrivent tout en haut de l’échelle en ayant pour aide l’appui de leur famille ne valent rien. Ils ne connaissent pas les difficultés de la vie, et donc sont amener à commettre des erreurs.

Malgré ce qu’il avait traversé, Kaname resta le même, impétueux, arrogant, regardant droit devant lui sans se retourner. Ces diverses expériences de la vie lui avaient fait gagner en assurance et en maturité. C’est cela qui avait forgé sa personnalité actuelle et permis de s’en sortir dans la vie. Comparé à cela, Ran, lui était resté dans le passé, avec ses regrets qui l’avaient empêché de vivre durant des années. En observant son amant, il ne pouvait s’empêcher de se sentir pathétique. Il souhaitait être suffisamment fort pour l’aider, l’épauler dans les moments difficiles mais pour le moment, il était faible. Le seul réconfort qu’il pouvait offrir à son compagnon était son corps.

- Kanane, je serai toujours à tes côtés. Qu’importe ce que les gens pensent, ou ce qu’il adviendra de nous, je continuerai à t’aimer pour la vie.
– Ran… C’est mots suffisent à me remplir de bonheur. Je ne te quitterai jamais, dit-il avec un regard langoureux et d’une voix sensuelle.

Il attira le menton du paysagiste, son regard ténébreux se plongea dans le sien. Son doigt toucha délicatement sa lèvre inférieure. Quelques secondes après, ils unirent leurs lèvres dans un baiser profond et passionné.
Chacun d’eux resserra son étreinte. Ils refusèrent de rompre la magie de cet échange.
A cet instant, plus rien ne comptait pour eux que la présence de l’autre.

Ran fut le premier à y mettre fin en se levant puis en se dirigeant vers la baie vitrée. Kaname le rejoignit, et l’enlaça par derrière.
Les deux hommes regardèrent avec nostalgie le ciel étoilé.

- C’est la pleine lune, s’extasia Ran en la contemplant. Ça me rappelle que c’était également par une pleine lune que nous nous sommes rencontrés.
– Effectivement, dit-il tout en déposant un baiser dans le creux de sa nuque, Ran frissonna. Ce fut le coup de foudre au premier regard.
– Kaname…

Ran tourna légèrement sa tête et croisa le regard brulant de son compagnon. Ils s’embrassèrent de nouveau.

******

La nuit avait fait place au matin, les premiers rayons de soleil firent leurs apparitions à travers les rideaux de leur chambre.
Les deux hommes dormaient à point fermé.
Après cette soirée riche en émotions, ils avaient laissé libre court à leurs émotions jusqu’au matin.

Les vibrations d’un téléphone tirèrent l’architecte de son sommeil. A moitié endormi, il le saisit.
Il décrocha et parla à voix basse afin de ne pas réveiller son amant.

- Hum… Oui ?
– Je suis désolée de vous déranger de si bon matin mais je voulais absolument vous parler, s’excusa-t-elle au bout du fils.
– Ah ! C’est vous, Mademoiselle Tôdo. Ne nous inquiétez pas pour cela. Sinon de quoi vouliez-vous me parler ? Demanda-t-il tout en rabattant ses mèches en arrière.
– Après une longue discussion… Nous nous sommes réconciliés ! Avoua-t-elle d’une voix douce, elle était aux portes du bonheur.
– Félicitations ! Je suis ravi pour vous.
– Et ce n’est pas tout ! Nous prévoyons d’officialiser notre relation à la presse et à nos familles respectives. J’étais en larmes quand il a demandé ma main, je n’arrivais pas à croire ce qu’il m’arrivait ! Dit-elle avec émotion, à travers le combiné.
– Et bien ! Je suis content que votre relation se soit arrangée. Fit-il tout scrutant l’expression paisible qu’affichait son amant, endormit.
– Oui, merci encore !
– Ce n’est rien, répondit-il tout en raccrochant.

Il faut croire que cette nuit a été bénéfique pour tout le monde, pensa Kaname. Il me reste une dernière chose à faire.

Il se leva et quitta la pièce.

******

1 heure plus tard,

Ran se réveilla et découvrit que son amant ne se trouvait plus à ses côtés. Il se releva et scruta le réveil qui affichait 7 heures du matin.

Hum… Il est encore tôt… Où est-il ? Se demanda-t-il. C’est froid… Constata-il tout en touchant l’endroit où avait dormi l’homme d’affaires. Ça fait un moment qu’il est partit.

Il se dirigea vers la salle de bain.

20 minutes s’écoulèrent depuis qu’il avais prit sa douche. Les cheveux encore mouillés, celui-ci descendit les marches de l’escalier et tomba nez-à-nez avec son amant qui versait une omelette dans une des assiettes posées sur la table de la salle à manger.

- Oh, tu es réveillé. As-tu bien dormi ? Demanda-t-il tout en enlevant son tablier noir. Prends place, le petit-déjeuner est prêt.
– Hum… Tu n’étais plus là lorsque je me suis réveillé. J’ai cru que tu étais parti… Dit-il tout en s’attablant.
– Je ne voulais pas te réveiller.

Les amants commencèrent à manger. Ran ne pouvait s’empêcher d’observer son amant, ce dernier se comportait comme si de rien n’était. L’homme qui se tenait en face de lui n’avait rien à voir avec celui de la veille.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Il y a quelque chose que tu veux me demander ?
– Heu… Comment vas-tu ?
– Tu parles à propos d’hier soir ? Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien ! Le rassura-t-il avec un sourire aux lèvres. Sinon, as-tu un passeport ?
– Hein ? Heu… Oui, pourquoi ?
– Combien de jours de congés te reste-t-il ?
– Heu… Assez, je crois…
– C’est parfait, ajouta-t-il d’un sourire en coin.
– Pourquoi ces questions ?! Pesta Ran, devant le mystère que cachaient ses questions.
– Que dirais-tu d’un voyage ? Rien que tous les deux, suggéra l’homme d’affaires qui saisit la bouteille de sauce afin d’assaisonner sa salade.
– Un voyage ? Maintenant ?! Mais et ton grand-père ? Ton travail ? Je ne peux pas partir comme cela. Cette période de l’année est assez chargée, et je doute que mon patron accepte que je pose mes congés, se résigna-t-il.
– Je suis sûr qu’il trouvera quelqu’un de compétent pour te remplacer, ce n’est pas comme si tu étais le seul. Donc, c’est réglé ! Décida-t-il tout seul sans attendre son consentement.
– Et ! Mais ! Je n’ai pas dis que j’irais avec toi ! Arrêtes de tout décider tout seul !
– Ne viens-tu pas d’accepter il y a quelques minutes ?
– Hein ?
– « Je doute que mon patron accepte », répéta-t-il, il brillait une lueur sournoise dans ses yeux. Ça sous-entend que tu accepterais.
– !

Ran savait par expérience qu’il était inutile de s’opposer à lui. Ce type restait sourd à ses protestations. Il valait mieux économiser son énergie pour sa dure journée qui allait commencée dans 45 minutes plutôt que la gaspiller en jacasseries.

Voyage, hum ? Ça me fait penser que je n’y suis plus allé depuis que j’ai commencé à travailler. Les dernières fois datent de mes années de lycée, se remémora-t-il tout en mangeant.

- Et pour ton grand-père ?
– Ne t’inquiète pas pour lui. Il a abandonné cette idée de mariage et par la même occasion de s’immiscer dans ma vie privée.
– Vraiment ?! S’exclama Ran, étonné par ce retournement de situation.
– Oui, je te l’assure. Tu n’as pas à t’inquiéter de quoi que ce soit.
– Mais c’est étrange qu’il ait abandonné comme cela, après tout, ton grand-père est….
– Il le fallait bien, s’il voulait sauvegarder sa réputation, murmura-t-il à voix basse et d’un regard froid.

C’est facile de manipuler les gens quand on sait là où frapper…

Malheureusement, Ran n’eut pas eu le temps d’entendre ce qu’il murmurait, et encore moins de voir l’expression froide de son amant.

- Qu’as-tu dis ?
– Je disais : « Dépêche-toi de manger si tu ne veux pas être en retard et t’attirer une nouvelle fois ses foudres ».
– Je le sais ! Rouspéta-t-il, gêné d’être traité comme un enfant. Il se hâta.
– N’oublie pas de lui demander à propos de tes congés.

Kaname prenait un malin plaisir à le taquiner, il adorait le voir sortir de ses gonds. Ran lui offrait chaque jour une large palette d’émotions. Toutes plus intéressantes les unes que les autres.
– Kaname… Commença-t-il avant de rougir,
– Oui ?
– Je voulais te dire… Que… Continua-t-il mais incapable de le regarder dans les yeux, ni d’exprimer le fond sa pensée, celui-ci baissa sa tête. Voilà… ça fait un moment que j’y pense… Je voudrais m’installer à l’étranger. Je sais que mon choix peut te paraître égoïste mais, tant que je vivrai ici, je n’aurai pas l’impression de vivre pleinement ma relation avec toi. Mon kidnapping et cette histoire de mariage m’ont ouvert les yeux, et je sais maintenant ce que je veux. Je veux vivre notre histoire ailleurs que dans ce pays.

L’homme d’affaires en resta bouche bée, ses yeux s’ouvrirent en grands devant cette surprise. Il ne s’attendait pas à cela. Pendant tout ce temps où il pensait être le seul à être angoissé par rapport à leur avenir, son amant réfléchissait également à un moyen de rester ensemble. Sans le savoir, ils avaient pensé à la même chose. La seule alternative qui se présentait à eux : vivre ailleurs qu’au Japon.

- Ran… Murmura-t-il
– Je sais bien que cela est difficile pour toi. Après tout, tu as ta vie ici, ton travail, ta famille … Mais, je… ne veux plus être séparé de toi !  Déclara-t-il avec détermination, la lueur dans ses yeux démontrait avec quelle intensité il l’aimait. Son désir de passer le restant de sa vie avec lui était plus fort que tout.
– Décidément, tu me prends toujours au dépourvu.
– Ça veut dire… que tu ne veux… pas, annonça-t-il tristement.
– Bien sûr que je le veux et d’ailleurs, j’allais t’en faire la proposition mais tu m’as devancé !

Ce fut au tour de Ran d’être surpris ! Il n’y avait pas dire, l’amour avait tendance à rendre les gens idiots, voir irrationnels.

- Et bien, ce n’est plus la peine de demander tes congés puisque tu vas démissionner, non ? Lui fit t-il remarquer.
– C’est vrai…
– N’es-tu tout de même pas triste de quitter les personnes que tu as connues ?
– Si mais je serais encore plus triste si je te quittais.

Kaname n’en pouvait vraiment plus des déclarations sans retenues de son amant. Le faisait-il exprès ? Il avait une irrésistible envie de le prendre ici et maintenant. Il se leva de sa chaise et s’approcha de lui.
Ran leva les yeux, sans crier gare Kaname lui happa le bras et s’empara sauvagement de ses lèvres, obligeant le paysagiste à se lever à son tour. Ils s’éloignèrent de la salle à manger.
L’homme d’affaires tenait ce dernier par les hanches et le fit légèrement basculer en arrière pour le soulever délicatement.

- Aaah ! Ka…ne… me… Non, je vais… être en retard…
– C’est toi qui as commencé à me chauffer. Tu vas prendre tes responsabilités, non ?
– Pervers ! Repose-moi ! Lui intima-t-il.
– Mais tu aimes ce « pervers », non ? Lui renvoya t-il en plein figure.

N’ayant pas trouvé d’arguments pour le contredire, Ran se contenta de garder le silence. Ils se dirigèrent vers l’escalier.

- Dis-toi que c’est une façon de célébrer notre « nouveau départ », déclara-t-il fièrement tout en montant.

Par moment, je me demande… Comment j’ai  pu tomber amoureux d’un type pareil ! Se dit Ran, résolut à présenter de nouveau ses excuses à son employeur.

6 Réponses à “Chapitre 19”

  1. ASUKA Dit :

    Je suis contente que ce chapitre paraisse enfin ! TçT
    Ce n’est pas gentil de faire poireauter ses fans Hina é_é !
    J’aime ce côté « macho » de Kaname-sama et qu’est ce qu’il est virile >///<
    Ran qui est loin de s'étonner de ce qu'il l'attend xD
    Merci et continuer à faire de ton mieux ^__^!

    Dernière publication sur Acid Black Cherry : Le retour d'Asuka ;)

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    • Hinata Dit :

      Oh mon Dieu ! J’ai complètement oublié de te répondre ! >..<
      J'aime bien ce côté impétueux qu'il a ^.^
      C'est cela qui fait son charme.
      En tous cas, ces deux-là m'ont bien fait rire XD
      Je sens que Ran passera un sale quart d'heure en compagnie de son employeur… ça sens le déjà-vu, non ?
      Merci de m'encourager, Asuka ! :D

      Répondre

  2. mjsoule Dit :

    Super méga génial :D Merci pour ce chapitre. Bon travail Hinata-sama ;) Merci
    C’est trop bien après les doutes et l’incompréhension la vérité qui résout tout et en plus ils se sont avouer a tout les deux leurs sentiments qu’ils veulent vivre leur amour pleinement ensemble et libre!!!
    J’attend la suite avec impatience Hinata-sama

    Répondre

    • Hinata Dit :

      Maintenant qu’ils se sont expliqués, ils vont pouvoir se projeter vers l’avenir ^^
      Kaname va pouvoir profiter de son amant autant qui le voudra.. D’ailleurs, je plains ce dernier XD
      Quand j’ai écrit le passage où Ran demande à Kaname de tout laisser tomber pour lui, je ne sais pour quelle raison, le jardinier m’est apparu en marié ^^’. En même temps, ça proposition sonnait comme une demande en mariage :) .
      Très bientôt, je posterai l’ultime chapitre : l’épilogue !
      Je tiens à préciser qu’il est ILLUSTRE ! *W*

      Répondre

  3. Kushina Dit :

    Coucou^^
    Super chapitre^^
    Ahlala Kaname est sa virilité, super bien pour nous^^
    J’attends aussi la suite avec impatiente !

    Répondre

    • Hinata Dit :

      Coucou ^^

      Je suis contente qu’il t’est plu ^.^
      Quand Kaname raconte son parcours personnel et professionnel, je me suis mis à l’imaginer dans la peau d’un ouvrier du bâtiment… Allez savoir pourquoi =_=’
      J’inclurai dans le dernier chapitre, d’autres illustrations :) .

      Répondre

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