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Chapitre 16

~Désirs assouvis ~

Plusieurs jours s’étaient écoulés, Ran avait pu quitter l’hôpital, il aurait voulu rentrer chez lui mais Kaname l’en dissuada et le força à résider à ses côtés. Il avait même ramené quelques affaires de son appartement.

Kaname montra sa chambre à Ran, celui-ci le suivait d’un pas lent, il ne comprenait pas pourquoi ils faisaient chambre à part, il se dit que c’était sûrement à cause de ce qui s’était passé à l’hôpital. Seulement, même si Kaname l’avait rassuré, son amant était encore blessé et il avait donc pris cette décision. Celui-ci avait répondu qu’il avait fait ça car il était en convalescence et que faire chambre à part était ce qui était le mieux.

Il découvrit une pièce tout à fait moderne, les murs étaient tapissés de blanc, au centre, un double lit recouvert d’un couvre lit en laine, et une table de chevet, à sa gauche un bureau sur lequel était posé une lampe. Ran s’avança au milieu de la pièce, tandis que Kaname se dirigeait vers un placard dans lequel il rangea les vêtements de Ran.

- Laisse, je vais le faire, informa Ran.
– Tu es encore en convalescence, le médecin a dit que tu devais te reposer.

Ran accepta l’aide de Kaname mais au fond de lui, il supportait mal cette situation. Il avait l’impression que son amant était distant avec lui, comme s’il lui cachait quelque chose même s’il se conduisait comme à son habitude.

- Ran, que veux-tu manger ?
– Heu…  Je n’ai pas très faim, je mangerai plus tard.
– Il n’en est pas question, ton séjour à l’hôpital t’a aminci ! Et ne rien manger ne va pas t’aider à guérir, répliqua Kaname.
– Je ne suis pas mince ! Pesta Ran.

À cette réponse, Kaname ricana, ce qui énerva davantage son compagnon. Son comportement l’amusait toujours autant.

- Je vais te préparer un repas qui te requinquera, dit-il tout en en dirigeant vers la porte.

Il descendit les escaliers, Ran le suivit. Ils se retrouvèrent dans la cuisine. Kaname ouvrit le placard puis le réfrigérateur et sortit ce dont il avait besoin pour cuisiner.

- Ran, tu ferais mieux de te reposer.
– Je t’ai dit que j’allais bien ! Répéta-t-il.

La réaction de Ran surpris Kaname, le jardinier-paysagiste n’avait pas l’habitude de hausser le ton.

- Heu… Je suis désolé, je ne voulais pas…
– C’est de ma faute, admis Kaname. Si tu veux m’aider, tu peux toujours installer les couverts.
– Oui, acquiesça le jeune homme.

En peu de temps, Kaname prépara le repas, sur la table était posée de délicieux mets qui réveillèrent les sens de Ran. Les deux hommes s’installèrent sur leur siège. Kaname commença à servir son amant, ce dernier l’observa sans rien dire.

- Ça ne te plaît pas ?
– Heu… Si, si… Répondit-il, puis il entama son repas.
– Comment est-ce ? Demanda Kaname.
– C’est délicieux, accorda Ran.
– J’en suis heureux, dit-il le sourire aux lèvres.

Toujours en train de manger, Ran releva son nez de son assiette, il ne put s’empêcher d’examiner Kaname buvant un verre de vin. Son sex-appeal en ressortait, sa chemise blanche entrouverte agrémentait le tout, celui-ci remarqua Ran qui l’observait et lui jeta un regard à la dérobé, ce qui fit rougir ce dernier qui replongea immédiatement sa tête dans son assiette.

- Hum…
– Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Kaname.
– Que sait-t-il passé durant ma captivité ? Personne n’a remarqué ma disparition ?

Kaname s’arrêta de boire, déposa le verre sur la table et fixa Ran dans les yeux. Ce silence pesait à Ran. Kaname réfléchissait à la réponse à donner.

- Personne ne sait que tu as été enlevé. Et pour ton absence, j’ai informé ton employeur que tu étais souffrant.
– Tu ne leur à quand même pas téléphoné et raconté cela ?
– Bien sûr que non…

À cette seule réponse l’atmosphère changea, tout avait beau être revenu à la normale, il sentait qu’il y avait quelque chose de différent, surtout dans l’attitude de son compagnon.

- Je retourne travailler, j’en ai assez de rester là et de ne rien faire !
– Tu le feras quand tu seras entièrement guéri, et de toute façon, tu as encore le temps avant de reprendre.
– Kaname !

Au même moment, la sonnerie retentit, Kanama attrapa sa serviette de table avec laquelle il s’essuya la bouche puis se leva pour répondre.
L’architecte avait les yeux rivés devant l’interrupteur muni d’une caméra qui lui montrait la silhouette de son secrétaire qui patientait dans le hall, attendant qu’il lui ouvre la porte.
Yûji franchit la porte, et suivit son patron qui traversa le hall pour le conduire dans le salon. Il trouva Ran attablé, celui-ci se leva.

- Monsieur Yûji.
– Bonjour Monsieur Ouka.

Sitôt après avoir salué Ran, Yûji s’adressa à l’homme d’affaires.

- Veuillez m’excuser de vous déranger en plein milieu de votre repas, s’excusa Yûji.
– C’est bon, assura l’architecte. Tu as ce que je t’ai demandé ?
– Oui, Monsieur.
– Nous allons dans mon bureau, indiqua Kaname tout en se dirigeant vers l’escalier. Ran, tu peux continuer sans moi.

Sans attendre la réponse de son amant, Kaname emboita le pas, son secrétaire le suivit.
Ran regardait les silhouettes des deux hommes s’en aller.
Son regard se porta sur la nourriture posée sur la table, elle était délicieuse mais l’appétit n’était plus là.
Ne voulant pas déranger son amant occupé, Ran profita de cette occasion pour prendre l’air, à force d’être confiné dans sa chambre d’hôpital, il finissait par être irritable.

******

Ran marcha tout l’après-midi, dans les rues de la ville. Respirer l’air frais lui faisait peu à peu ressentir qu’il était vivant, que son cauchemar était bel et bien terminé.
Pourtant, il ne parvenait pas à faire disparaître sa culpabilité, il était vivant mais pas Seiichi. Il avait détruit la vie des personnes qui comptait le plus pour lui. Il avait du mal à vivre avec cette idée. Comment réagirait Kaname s’il connaissait son passé ?
Son amant le mépriserait s’il le découvrait, il ne voulait pas qu’il connaisse cette part de lui, il avait trop peur de le perdre.
Bientôt la tristesse laissa place à l’inquiétude… surtout depuis qu’il avait emménagé de « force » chez son amant. Maintenant qu’il était de retour à sa vie normale, il se posait des questions sur leur relation.

Jusqu’à maintenant, il avait réussi à cacher sa liaison avec son amant. Ran ne voulait pas que cette dernière mette en péril sa carrière ni son avenir. Même si Kaname lui promettait que tout irait bien tant qu’ils étaient ensemble, rien ne garantirait que leur secret ne serait pas découvert.
Kaname était l’héritier d’un empire financier, tôt ou tard, il serait amené à reprendre la société et à prendre une épouse. Sa famille ne lui permettrait pas longtemps de le laisser faire ce qu’il voulait.
Ils n’hésiteraient pas à reporter toute la responsabilité et faire du jeune homme un bouc-émissaire s’ils savaient que Kaname entretenait une relation interdite avec lui mais Ran s’y était préparé le jour où il lui avait avoué ses sentiments.
Son cœur se serra à l’idée qu’on lui fasse du mal mais ce qui était plus insupportable pour lui était de le perdre et qu’il soit à quelqu’un d’autre. Il était à lui et à personne d’autre !
Il fut surpris, il ne se savait pas aussi possessif, au fil des années ses sentiments pour son amant s’étaient renforcés. Il était son âme sœur, la personne qui comptait le plus au monde.

Ran continua de  marcher quand il eut une soudaine envie de se rendre à l’endroit où son amant et lui s’étaient rencontrés. Il ne comprenait pas pourquoi mais il voulait y aller. En s’y rendant, il vit un complexe hôtelier et à côté un parc en plein air. L’accès y était interdit car il appartenait à l’hôtel, Ran ne pu le contempler que de là où il se trouvait.
Même si les constructeurs avaient rasé le terrain, dans son cœur, il était resté le même. Un endroit emplit de merveilleux souvenirs.

C’est  drôle de revenir ici… Notre rencontre était dès plus étrange. Kaname est arrivé de je ne sais où et m’a adressé la parole comme si nous nous connaissions. Puis après il m’a avoué son amour pour moi comme cela… Au départ, j’’avais peur de m’engager dans une relation avec un homme mais peu importe le nombre de fois où je le repoussais, il tenait bon !

- Ahahahahah, se mit à ricaner Ran.

3 ans, c’est à peine croyable ! Tant d’années passées au côté de cet homme que rien n’arrête et qui ne se plie pour personne ! J’ai dû mal à croire en ce bonheur fragile nous nous aimons d’un amour profond mais pour la Société, notre amour est immoral, de ce fait, il ne sera jamais accepté.

Le visage de Ran s’assombrit, les larmes commencèrent à se déverser sur ses joues et à brouiller sa vision. Son cœur se serra, la douleur l’empêcha de reprendre son souffle. La vérité qu’il a longtemps refusée de voir était là. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que tout soit dévoilé au monde entier.

Kaname ! Pourquoi « Nous » ! Pourquoi ! J’aimerais croire en ta promesse mais je n’y arrive, c’est trop dur ! À chaque fois que j’essaye, un drame survient ! Je voudrais tant que tu sois là et que tu me serres dans tes bras, me rassurer en me disant que tout va bien. Ainsi j’arrêterais de douter de notre avenir.

- Kaname… Kaname, je t’aime tant, répéta-t-il en sanglot.

- Je t’aime, également, Ran, prononça une voix douce dans le dos de Ran, ce dernier la reconnue immédiatement.
– Kaname ! S’exclama le jardinier-paysagiste en sanglots. Que fais-tu ici ? Comment as-tu su où j’étais ?
– Je t’ai entendu m’appeler.

Soudain son expression changea, l’inquiétude se lisait sur son visage.

- Pourquoi as-tu quitté soudainement la maison ? J’étais mort d’inquiétude, j’ai crû qu’il t’était arrivé malheur ! Sermonna Kaname.
– J’avais envie de prendre l’air et je ne voulais pas te déranger dans ton travail, j’avais l’intention de rentrer, répondit-il à son amant, il en profita pour sécher ses larmes.

Kaname se rapprocha pour se tenir devant lui. Il baissa ses yeux, son regard était hypnotisant et le cœur de Ran palpitait à chaque fois qu’il plongeait ses prunelles dans les siennes. Ran s’apprêta à prendre la parole mais son amant ne lui en laissa pas le temps.

- Ne disparais plus comme ça ! Si c’était le cas, je ne m’en remettrais pas, tu entends ?! Avoua Kaname, il s’agenouilla et le prit dans ses bras.

Ran ne savait pas quoi répondre,  affecté par leur avenir incertain, il en avait oublié ce que ressentait son amant. Bien qu’il ne le montrait pas, Kaname était celui qui était le plus affecté dans cette histoire  Du jour au lendemain, l’homme de sa vie avait disparu sans qu’il puisse y faire quoique ce soit. Ran s’en voulait de lui avoir fait subir cela. Celui-ci maudissait son impuissance, il ne pouvait rien faire pour changer la situation qui se profilait à l’horizon. Encore une fois, son amant souffrait par sa faute.

- Ran, pourquoi pleurais-tu à l’instant ? Tu as mal quelque part ?
– Pour rien, ça m’a rendu nostalgique de revoir cet endroit.
– Vraiment ? J’ai eu l’impression que c’était autre chose qui t’avait rendu triste, insinua Kaname. Blotti ainsi, Ran ne pu apercevoir à cet instant, son expression qui en disait long sur ses pensées.
– Je suis désolé de t’avoir inquiété.
– Il se fait tard, rentrons à la maison, proposa Kaname qui posa délicatement sa veste sur les épaules de son compagnon.

Ran se releva ainsi que le businessman, celui-ci partit en premier quand il s’arrêta et se retourna. Ran n’avait pas l’air de le suivre, en effet, ce dernier observait le paysage qui s’offrait devant lui.

- Kaname… Dit Ran à demi-mot, au même moment le vent souffla, ce qui empêcha l’architecte d’entendre ce qu’il lui avait dit.

- Tu as dit quelque chose ? Demanda Kaname.
– Non rien, allons-y.

******

Une fois rentrés à la maison, ils dînèrent dans la bonne humeur…

Kaname, debout face à la grande vitre de sa chambre, observait d’un air pensif les étoiles en buvant une coupe de champagne.
On toqua à la porte puis l’instant suivant, Ran pénétra dans l’immense pièce, vêtu d’un tee-shirt et d’un bas de jogging.

- Ran, je croyais que tu dormais, que veux-tu ? Demanda Kaname étonné de le voir debout à cette heure-ci.
– Hum… Kaname…
– Qui y a-t-il ?
– Heu… Puis-je dormir avec toi, cette nuit ? Demanda-t-il innocemment à l’architecte.
– Il voudrait mieux que tu dormes dans ta chambre.

Devant ce refus, Ran ne put cacher sa tristesse. Il voulait s’imprégner de l’odeur de son amant, se jeter dans ses bras sans penser à rien ni aux conséquences de leur liaison.

- Kaname, implora Ran d’une voie à peine audible.

Kaname déposa la coupe sur la table en verre et se rapprocha de lui, il attrapa sa nuque et déposa ses lèvres contre celles de Ran, qui fut surpris par ce geste. La langue imprégnée d’alcool de Kaname s’introduisit dans sa bouche et partit à la recherche de l’autre. Leurs langues ne se délièrent pas. Le souffle chaud de l’architecte fit fondre le jardinier-paysagiste. Celui-ci était au comble du bonheur. Il souhaitait que cela continue et attendait avec impatience la suite de ces préliminaires.

- Ngh… Hum… Ah, gémit Ran.

Ah ! Un simple baiser et mon corps s’enflamme. Le désir se propage dans tout mon corps… Ah… Ah…

Kaname passa sa main dans les cheveux de Ran, et sensuellement, il en fit de même pour son dos. Une décharge électrique parcourut l’échine de Ran et se rependit dans tout son être.

- Arrêtons-nous là, intima Kaname à l’oreille de son amant.

Ran ne comprenait pas sa réaction, il l’avait séduit mais refusait d’aller plus loin alors que son amant était consentant.
Ran observait l’expression de Kaname qui ne changeait pas, elle restait ferme.
Ran repoussa Kaname et partit en claquant la porte de sa chambre, sans remarquer l’air tourmenté qu’affichait l’architecte suite à sa crise. Mais ce dernier n’avait pas conscience que son refus avait blessé son amant.

En colère, Ran se réfugia dans la salle de bain.

Kaname, espèce d’idiot ! Maugréa Ran intérieurement. Je n’arrive pas à croire qu’il m’est repoussé ! Idiot !!! Idiot !!! Idiot !!!

Après quelques minutes, Ran retrouva son calme et se déshabilla. Il se demandait comment il allait gérer son « problème ». Il était en érection, la faute à son amant qui avait attisé son feu ardent. Impossible pour lui de dormir comme cela.
Le jeune homme entra dans la douche puis laissa l’eau couler le long de son corps. Ses longs cheveux lui collèrent à la peau.
Il passa légèrement deux de ses doigts sur ses lèvres, essayant de raviver la saveur du baiser de Kaname.
Tandis que l’eau coulait, il passa sa main, sur sa peau et la fit remonter jusqu’à atteindre ses tétons durcis de désir. Il les toucha. Le plaisir lui monta aux joues.
Pendant qu’une main s’occupait du haut, l’autre s’occupait de son membre dressé entre ses jambes fines et fermes.
Sachant que la chambre de son amant se trouvait à proximité de la salle de bain, il mordit ses lèvres, afin que son amant ne sache pas ce qu’il était en train de s’adonner à un plaisir solitaire.

- Ah ! Ah… Ngh…Ah Kaname ! Kana… Ah… Je te veux ! J’aurais tant voulu que tu me prennes à ce moment-là, souhaita Ran.

Le liquide séminal ne cessait de perler de son pénis gorgé de désir, son intimité se contractait de plus en plus.

- Ah… Ah… Oui… Hum… Kana… Kaname… gémit-il en sueur, c’était impossible pour lui de se contenir, ni réprimer ses cris.

Ran imaginait que c’était son amant qu’il lui faisait cela, il voulait combler le vide qu’il lui avait laissé. Même si c’était les mêmes gestes, ce n’était pas Kaname qui lui procurait ce plaisir. La saveur était différente.
Le plaisir lui montait à la tête, il ne pouvait s’y soustraire. Il accéléra le rythme, ses mains étaient recouvertes de son nectar. Ran ne cessait de masser son pénis.

- Ah… Ah… Ah… Ngh… Ah… AAAH !!!

Ran jouit de tout son être, son corps trembla quelques minutes avant de reprendre un rythme normal. Il s’adossa contre le mur ainsi ses jambes supportaient le poids de son corps. Celui-ci écarta légèrement ses jambes et constata qu’il bandait toujours.

Merde ! Ça ne me suffit pas ! Je suis toujours dur ! S’indigna Ran.

Il se servit du sperme projeté sur son torse et de l’eau qui s’écoulait de la raie de ses fesses pour humidifier son entrée. Ran faufila sa main entre ses cuisses et palpa son jardin secret. Ce simple contact le fit frémir. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas touché ou été touché ici.
Après un moment, il pressa l’entrée puis inséra un premier doigt. Il laissa glisser langoureusement sa langue sur ses lèvres. La vapeur de l’eau chaude embrumait son esprit.
Envahi de nouveau par cette vague de chaleur, il tenta de la contenir du mieux qu’il le pouvait.
Son anus s’étant dilaté, il introduisit un second doigt, son membre quant à lui ne cessait d’émettre du liquide séminal. À l’aide de ses doigts, il essaya d’étirer un peu plus son intimité. Il fit des va-et-vient avec eux puis les enfonça de nouveau en lui.

- Ah ! Ah ah… Kaname….. Ah… Oui !!!!… Ah C’est bon ! Encore !! Ahh… Ah….Ahhh… Prends-moi bien fort comme tu as l’habitude de le faire ! Ah… Ngh… Ah !

Ses cris résonnèrent dans la salle de bain.

Il aurait voulu que ce soit son amant qui lui procure ce plaisir et non ses doigts.
Attristé, il cessa de se masturber.
Ran se redressa et ré-ouvrit le robinet afin de se nettoyer, il se retourna afin d’arroser son dos. Qu’elle ne fut pas sa surprise en apercevant Kaname, l’épaule adossée contre la porte ouverte de la salle de bain. Ce dernier, les bras et jambes croisées regardait son amant d’un air lubrique avant de soupirer.

- Kaname !!!! Que… Que fais-tu ici ! Demanda Ran, les joues empourprées par la honte.

L’architecte s’avança à la hauteur de son amant, qui par reflexe se retourna pour éviter son regard.

- C’est à moi de dire ça. Je pensais que tu dormais mais au lieu de ça, j’ai assisté à un spectacle des plus intéressants.
– Tu as tout… vu ? Balbutia Ran
– Je n’ai perdu aucune miette ! Dit-il le sourire en coin, tout en s’avançant vers lui.

Préoccupé par son érection, Ran ne s’était pas rendu compte que son amant l’observait derrière la porte à demi-fermée.
Enervé, Ran  bouscula Kaname qui l’empêchait de sortir de la douche,  ce dernier recula d’un pas et le jardinier-paysagiste en profita pour attraper la serviette posée sur un petit meuble afin de cacher son membre. Kaname lui happa le bras droit obligeant ainsi son amant à se retourner. L’homme d’affaires n’en croyait pas ses yeux, son amant était en larmes et avait les joues en feu. Ran ne put regarder l’architecte dans les yeux, la honte le paralysait. Kaname racla sa gorge en le voyant presque nu, le corps couvert de gouttelettes d’eau, la peau légèrement rosie par la vapeur de l’eau chaude et une unique serviette qui cachait son érection.

- Lâche-moi Kaname, ordonna Ran. Tu as bien ri en me voyant faire ces choses-là, hein ?! Dit-il en larmes.
– Ran, calme-toi ! Demanda Kaname qui lui maintenait le bras.
– Non !!! Tout est de ta faute !!!! C’est ta faute, si je suis devenu ainsi ! Tu m’as repoussé alors que je te voulais !

Ran n’était pas près à écouter son amant, excédé, Kaname lui empoigna les épaules et l’embrassa avec force.

Tu ne me laisses vraiment pas le choix, Ran !  Pensa Kaname.

Ran ne se laissa pas faire, il ne descella pas ses lèvres, constatant cela, les yeux de l’architecte se radoucirent. Ce dernier passa lentement sa langue sur les lèvres de son amant, celui-ci trembla, mais tient bon au grand dam de Kaname.

Cette fois-ci, je ne te laisserai pas faire ! Tout ne se passera pas comme tu le veux, Kaname !  Pensa Ran.

Ran repoussa l’étreinte de son amant et le projeta contre le mur, Ran laissa tomber par terre sa serviette et alla en direction de son amant. Il empoigna les extrémités du col de la chemise de l’architecte et l’attira vers lui puis plaqua avec force ses lèvres contre celles de ce dernier, surpris par ce retournement de situation.

Cette fois-ci c’est moi qui mène la danse, fit Ran.

L’ardeur de Ran ne laissa pas le temps à Kaname de reprendre son souffle, la langue de son amant s’infiltrait dans chaque recoin de sa bouche.
Le jardinier-paysagiste déboutonna sa chemise et passa sensuellement ses mains sur ce torse tant désiré. À l’aide de son autre main, il saisit la nuque de son compagnon, dévorant comme un fou ses lèvres. Kaname l’embrassa également.
Ran trouvait que Kaname embrassait bien, et dans ces moments-là, il ne pouvait s’empêcher d’être jaloux et inquiet. Kaname avait eu de nombreux partenaires avant de le rencontrer. Il se demandait, si l’architecte se comportait ainsi avec eux ? Les embrassaient-ils comme cela, les enlaçait-il ainsi ? Ran détestait cette pensée.
Le jeune homme s’appuya contre son amant, son membre érigé cognait contre le tissu du pantalon de Kaname. Ran put constater qu’il n’était pas le seul à être excité, le pénis dur de son partenaire était à l’étroit dans son pantalon.

Ah… Nhg… Ah… Ah… C’est bon ! Si bon !!!! Je n’ai fait que l’embrasser et je suis excité comme tout ! Le contact avec sa peau m’a tant manqué… Pensa Ran.

- Ah… Ran… Ah… Arrête… Intima Kaname à bout de souffle, il avait réussi à s’extirper des lèvres de son amant.
– Non ! Pourquoi tu ne veux pas ? Tu ne veux plus de moi, c’est cela ? Demanda-t-il avec un visage sérieux.
– Bien sûr que non ! Il vaut mieux qu’on en reste là pour aujourd’hui, si nous poursuivons cela, je ne suis pas sûr de pouvoir m’arrêter, lui expliqua-t-il.
– Je ne veux pas que tu te retiennes ! Je te veux ! Fais-moi l’amour ! Demanda Ran, les mains posées sur ses pectoraux.

L’architecte observa l’air désespéré de son compagnon. Il comprenait ce qu’il ressentait mais il s’était promis, avant que Ran n’emménage chez lui de se contrôler et de ne pas le toucher. S’il ne l’avait pas fait, il aurait explosé et aurait pris le jeune convalescent.
Cette frustration l’avait rendu exécrable au travail, les nuits sans son bien-aimé étaient une véritable torture et le fait de se masturber n’y changeait rien.
Avant qu’il ne perde le contrôle, il prit la décision de dormir séparément, et de se plonger dans le travail afin d’échapper à sa constante tentation qu’était Ran.

Le silence de Kaname attristait de plus en plus Ran, il conclut que son amant persistait à se refuser à lui mais Ran n’en démordait pas. Celui-ci profita que son amant soit adossé au mur pour se baisser. Les genoux à terre, Ran vit le membre exposé de son compagnon.

- Ran, que fais-tu ?! Arrête ! Somma l’architecte.

Sans écouter ses complaintes, Ran défit la boucle de sa ceinture, ouvrit la fermeture éclair de son pantalon et contempla l’objet qu’il souhaitait en lui.
À cette vue, le jeune homme rougit de nouveau et s’aperçut que malgré ce qu’il disait, l’architecte le désirait, son boxer était humide.
Ran commença à lécher lascivement le tissu, Kaname frissonna. Ce dernier ne pouvait y croire, Ran s’apprêtait à lui faire une fellation.

L’architecte essaya de retenir autant qu’il le pouvait son désir mais c’était sans compter sur la ténacité de Ran qui ne le lâchait pas et le tourmentait davantage. À ce rythme, Kaname n’allait pas tenir, ni sa résolution d’ailleurs.
Les gouttes de sueur qui s’écoulèrent de son front au reste de son visage exprimaient les sensations qu’il éprouvait.
Ran examina Kaname qui se laissait entraîner par le plaisir qu’il lui offrait. Il était heureux, il considérait que son amant était réceptif à ses sentiments, et qu’il en voulait plus même s’il n’en disait rien. Devant l’air ahuri de son amant, Ran retira son pantalon et son boxer, toujours accrochés aux hanches de Kaname.

- Arrête Ran ! Exigea Kaname qui ne voulait aucunement que Ran aille plus loin. Tu ne peux pas faire cela !
– Je fais cela car je t’aime, Kaname, avoua Ran.

Ran rapprocha sa tête, et empoigna la verge de son amant. Il scruta son membre et passa sa langue sur le bout du gland. Un gémissement franchit le mur de défense de Kaname, bien qu’il ne voulu pas l’admettre, il était heureux que Ran lui fasse cela. C’était la première fois qu’il prenait l’initiative, d’habitude Ran refusait, trouvant cela embarrassant, mais là, il montrait à son amant, une facette de lui que Kaname ne connaissait pas.
De sa hauteur, ce dernier entrevoyait les gestes de Ran, et le membre de celui-ci qui perlait depuis un moment. Il trouvait que Ran était trop érotique avec sa peau douce et claire sur laquelle dégoulinait des gouttelettes d’eau, ces douces lèves roses suçant sur toute sa longueur sa virilité et le regard aguicheur qui lui lançait le rendait fou. Il avait l’impression de se consumer intérieurement. Ran réduisait à néant le peu de lucidité qu’il lui restait.
Ran enfonça plus profondément le sexe de l’architecte en lui, jouant habilement avec sa langue tout en faisant attention de ne pas le mordre.

Aah… Nhg… ça m’excite de le voir dans cet état ! Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps ! Pensa Ran. J’espère qu’il comprend ce que je ressens.

Les va-et-vient s’accélérèrent, Kaname rapprocha la tête de Ran vers son membre et enfonça son désir dans la bouche de son amant. Surpris, ce dernier se reprit et continua de lui donner du plaisir.

- Aaaah… Ngh… Ah… Ran… Ran… Je… n’en peux… plus… Je vais… Dit Kaname, le souffle coupé.
– Mmmh… Ah… C’est bon, tu peux… jouir dans ma bouche, répondit Ran tout en continuant à le sucer et le lécher.
– Non… Je ne peux… pas, rétorqua l’architecte qui refusait de faire une telle chose.

Il était inutile de résister, la jouissance était proche,  Ran accéléra la cadence et toute la frustration et le désir de Kaname se rependirent en lui.  La semence de l’architecte s’écoulait du coin de sa bouche, ce qui le rendait que plus que séduisant. Ce dernier s’essuya la bouche à l’aide de sa main.

- C’était bon, Kaname ? Demanda-t-il avec hantise, ses pupilles bleuâtres le scruta avant de regarder le sol.
– Ran… Ran, répéta Kaname qui reprenait son souffle. Pourquoi ?
– « Pourquoi » dis-tu ?! Je suis frustré depuis que j’ai emménagé ici !
Depuis ce fameux jour, à l’hôpital, tu n’as rien tenté ! Et le pire, c’est que sans m’en parler, tu as décidé de faire chambre à part. Imagine-toi comment je me suis senti quand j’ai appris cela. Je me suis dis que c’était de ma faute si tu avais décidé ça, parce que je me suis refusé à toi ce jour-là ; Avoua en larmes Ran, fatigué d’être ainsi repoussé.
– Ran… Tu as tout fau…
– Je dois paraître minable à tes yeux maintenant. Je suis désolé, tout est de ma faute. Dit Ran avec lamentation.

Ran se releva mais Kanama l’attrapa par le bras. Ce dernier le fit basculer en arrière, et le plaqua à terre. Il plaça ses deux mains de chaque côté de la tête du jardinier-paysagiste.

- Tu vas m’écouter, oui ?! Tu pars s’en même entendre ce que j’ai à te dire ! Fulmina Kaname.
– Mais…tu…

Sans laisser Ran s’expliquer, il l’embrassa avec une passion déferlante. Il ne laissa pas le temps à Ran de reprendre son souffle qu’il repartît à l’attaque et s’introduit profondément dans sa bouche. Leurs langues ne se quittaient pas, elles se recherchaient afin de n’en faire plus qu’une.

- Ngh… Ah… Ah… Kaname. Dit Ran.
– C’est parce que je t’aime et que je ne veux pas te blesser que j’ai pris cette décision égoïstement. Pardon, je ne voulais pas te rendre triste. Je n’ai pensé qu’à moi et oublié que nous sommes deux à décider dans cette relation. Avoua-t-il tout en ôtant ses mains.
– Kaname, je t’aime, je t’aime, je t’aime tellement, avoua-t-il au bord des larmes tout en passant ses bras autour de la nuque son amant. Ran rapprocha son visage du sien.
– Je t’aime également, Ran. Et si tu veux tout savoir, j’ai apprécié ce que tu m’as fait, c’était la première fois que tu me le faisais.
– Je voulais que tu comprennes ce que je ressentais, que mes sentiments t’atteignent.
– Ils m’ont atteint et je vais de ce pas te le prouver.

Kaname toucha le torse de son aimé, parcourant avec minutie ce corps tant de fois étreint par ses bras. Il lécha son torse, cela laissa une trace humide qui sécha aussitôt et il recommença de suite. Ran gémit, les gestes qui lui procuraient ses sensations étaient ceux de son amant. Ses tétons  pointèrent de désirs alors que l’architecte ne les avait même pas touchés, un simple contact de son compagnon sur sa peau, et il réagissait instantanément.
L’homme d’affaires avala sa salive en voyant son amant exposé ainsi, tous ses sens de prédateur étaient en éveil. Gêné, Ran tourna la tête, il était nu alors que son amant portait encore sa chemise. Kaname sourit malicieusement et goutta ses tétons avec avidité.

- Aaaah… Nhg….. Ah… C’est bon !!! Si bo… Je fonds ! Clama Ran. Je te veux !!! Pitié, prends-moi !
– Un peu de patience, Ran, répondit Kaname en s’emparant du pénis gorgé de nectar de son jardinier-paysagiste.

Le liquide s’écoulait en continue du bout de la verge dressée de Ran et la main de l’héritier en était recouverte. Il continua à la masser tandis qu’il lécha son téton.
Ran toucha le visage en sueur de son aimé, un doux sourire se dessina sur son visage, signe de bonheur d’être avec celui qu’il aimait.

- Ah… Nhg….. Aaaah ! Non… Pas… plus ! Avoua le jardinier-paysagiste qui ne cessait de gémir.
– Laisse-toi aller, suggéra l’architecte.
– Ngh… hum… Ahhh ! Haleta Ran tout en s’accrochant aux manches de la chemise de Kaname.
– Ran… Tu me rends fou ! Je pensais attendre, et te noyer encore plus dans mon amour mais tu ne me laisses pas le choix.

Kaname s’arrêta, se releva et se dirigea vers un meuble. Il ouvrit et emporta un lubrifiant et des préservatifs. Il retourna auprès de son amant, étalé part terre dont les jambes étaient écartées. L’architecte s’agenouilla, enduisit ses doigts du produit et les introduisit dans l’intimité de Ran qui trembla d’impatience. Après quelques secondes, il s’ouvrit naturellement à lui. Kaname glissa ses doigts dans les profondeurs de sa moitié, qui se resserra autour d’eux.

- On dirait que tu n’attendais que cela, c’est suffisamment dilaté pour que j’y rentre. Merci d’avoir préparé ma venue, mon amour, lança Kaname d’un ton séducteur.

Ran était rouge de honte face à sa remarque. Sans le savoir, sous la douche,  il s’était préparé à l’accueillir en lui. Il releva légèrement la tête et entrevit la virilité de son amant, gonflé de sang et qui n’attendait qu’une chose : entrer en lui. À l’aide de ses dents, ce dernier déchira l’emballage de la protection puis la sortit. Il s’apprêta à l’installer sur sa verge quand Ran le stoppa.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Kaname.
– Ne le mets pas, s’il te plaît.
– Pourquoi ?
– Parce que ce soir, je veux te ressentir au plus profond de moi. Prouve-moi que tout ceci est réel, dit Ran, les joues teintées de désir.

Les yeux de Kaname s’écarquillèrent à cette soudaine annonce, son amant le désirait au plus profond de lui. Un sourire apparu sur son visage.

- Je comprends, répondit l’architecte qui déposa par terre la protection.
– Kaname…
– Mais, ce serait dommage de ne pas prolonger le petit numéro de séduction que tu m’as fait tout à l’heure.
– Hein ? Que veux-tu dire ? Demanda Ran, crédule à cette étonnante proposition. Ce dernier se redressa.
– Si tu me veux, il va falloir que tu viennes te servir, lança Kaname qui s’adossa contre le mur, la chemise ouverte et les jambes écartées exposant ainsi son désir ardent.

Cette position dégageait une telle sensualité, Ran n’y était pas indifférent.

C’est vraiment embarrassant !  Mais… Je le veux tellement, je ne peux plus le supporter ! Pensa Ran qui s’avança à quatre pattes vers Kaname.

- C’est bien, Ran, chevauche-moi, intima l’homme d’affaires qui n’avait aucune honte à afficher sa lubricité malgré la gêne de Ran.

Le jardinier-paysagiste se tint devant lui et passa ses bras autour de son cou. Ran plongea ses iris dans ceux de Kaname pendant quelques minutes avant de s’en détacher pour fixer l’objet qui se dressait sous ses fesses. Il releva son bassin et s’empara du pénis dur de Kaname et délicatement, il descendit ses hanches sur son compagnon.
Celui-ci ressentit une vive douleur aiguë transpercée son anus. Ce corps étranger écartait ses entrailles, plus il essayait d’avancer plus la douleur augmentait. Elle l’empêchait de respirer, c’était trop pour lui, les larmes ne cessait de couler. Ran se contractait tellement qu’il lui était difficile pour Kaname d’aller plus loin. Ran s’arrêta de bouger. Même si le jardinier-paysagiste avait préparé le terrain, la taille de ses doigts ne pouvait être comparée à celle de la virilité de son amant.

Mon dieu !  Ça fait mal !!! Je pensais que cela irait mais non ! Ngh… Pensa Ran.

- Ça ne va pas le faire, Ran, tu es beaucoup trop tendu. Décontracte-toi.
– Sniff… Sniff… Je n’y arrive pas, j’ai mal ! Lui répondit-il.

Il embrassa Ran qui se calma. Tandis qu’il continuait cela, Kaname saisit la verge de son amant et la massa, aussitôt, le jeune homme tressaillit et commença à se détendre pour le plus grand bonheur de l’autre partie. Il le pénétra avec fougue, ne laissant pas le temps à Ran de s’habituer à son rythme.
Les frottements de ce membre contre les parois internes de Ran provoquèrent des bruits de succion. Ce dernier n’arrivait pas à croire que c’était lui qui faisait ça.
Les coups de reins de Kaname s’accéléraient et devenaient de plus en plus violents, Ran perdit toute notion, sa conscience s’en allait vers d’autres horizons.
Le regard de Kaname se porta sur la cicatrice au cou de son jeune amant, en la voyant, l’architecte se mit à la lécher puis à la mordre légèrement, comme si il voulait l’effacer du corps de Ran.

- Aaaaaah !!! Ngh !!! Ahhh ! C’est bon !!!! Si bon !!!! Encore !!! Haleta Ran.
– Nhg… Aah ! C’est tellement bon d’être en toi ! Ngh ! Dit Kaname. J’en ai tellement rêvé !

Aaaaah !!!! Ngh… Tout ceci est réel. Kaname est en moi, je le sens ! Il est chaud ! Son sexe palpite en moi ! Je veux que le temps s’arrête en cet instant, souhaita Ran.

- Kaname, plus fort !!! Cria Ran.

L’architecte s’agrippa à la taille du jeune homme tout en jouant avec le membre de celui-ci qui cognait contre son ventre. Ran avait l’impression d’exploser.

Les deux hommes laissèrent libre court à leurs frustrations mutuelles en s’enivrant de plaisir dans cette pièce.

******

Les deux amants dormirent à point fermés dans leur chambre à coucher, Ran était  blotti contre le torse de son amant qui l’enlaçait dans son sommeil.
Ce dernier se réveilla et contempla le visage endormi de son amant, son expression se radoucit. Soudain, un murmure franchit les lèvres de Ran.

- Kana… me… Kaname…
– Ran, je suis là, je vais nulle part, le rassura l’architecte.

Kaname quitta en silence le lit tout en faisant attention de ne pas le réveiller. Il enfila l’un des peignoirs laissés à l’abandon sur le plancher et se rendit dans son bureau qu’il avait aménagé pour travailler tranquillement chez lui. Il fit le tour et ouvrit le tiroir pour sortit un journal plié.
L’édition datait d’il y a quelques jours, la même période où Ran était encore hospitalisé.

« Le narcotrafiquant, Seiichiro Homura, surnommé « Le Marchand de la Mort » longtemps recherché par la police a été retrouvé mort dans sa villa. La filature était organisée depuis des années par la brigade des STUPS. Selon les premières constations, il y eut plusieurs explosions et on a dénombré plusieurs morts et quelques victimes légèrement blessées qui seront interrogés lorsque leur état leur le permettra. Les STUPS n’ont déploré aucunes victimes dans leurs rangs. La brigade félicite la cellule d’avoir réussi à démanteler cette organisation qui gangrénait la société. »

- L’enlèvement de Ran n’y est pas mentionné… Remarqua Kaname.

Pourquoi cet homme a-t-il refait surface dans la vie de Ran maintenant ? Pourquoi l’avoir enlevé ? J’ai la certitude que Ran le sait mais qu’il ne me dira rien. J’attendrais qu’il soit près pour me révéler la vérité, décida-t-il.

Sur ces mots, l’architecte attrapa un briquet posé sur le bureau et brûla le journal. Lorsque la flamme atteignit le bout du journal, il le lâche et celui-ci tomba dans une corbeille métallique. Il attrapa le pichet d’eau posé sur son bureau et le versa le liquide qui éteignit le feu.

- Enfin bref, Ran m’est revenu et c’est le plus important, fit-il tout en s’en allant puis en refermant la porte derrière lui.

9 Réponses à “Chapitre 16”

  1. Miyou Dit :

    Trooooooooooop bien j’adore *.* j’attend la suite avec impatience.
    Merci Hinata-sensei :D

    Répondre

    • Hinata Dit :

      Merci d’être passée me voir, Miyou-chan ! :D
      ça me fait plaisir de te voir sur mon blog ! *-*
      Je contente que ce chapitre a fait des heureuses XD
      Tu n’as pas trop saigné ?

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      • Miyou Dit :

        Si énormément mouaaaah quelle super scène *w* tu es forte pour la description des scène … +w+ après le cerveau ce fait des images ce qui est facilité par le faite que tu as mis la tête des deux personnages (quelle esprit pervers j’ai *est en train de ressaigner*)

        Répondre

        • Hinata Dit :

          Merci beaucoup pour le compliment ! :D
          C’est vrai que c’est pratique maintenant qu’il y a un visage sur leurs noms ^^’
          On peut s’imaginer pleins de choses XD

          Répondre

  2. Miyou Dit :

    Oui plein de chose gihihi

    Répondre

  3. mjsoule Dit :

    Ah c’était trop Bon Hina-chan, j’en saigne encore ^^. Enfin connecté l’un à l’autre. J’ai adorée le passage ou c’est Ran qui pris les choses en main pour que son amant réponde a son désir… C’est chaud!!! Merci pour ton travail et comme disent toutes tes lectrices, vivement la suite.

    Répondre

    • Hinata Dit :

      Dans ce cas, il faut te transfuser XD
      C’est un chapitre mélangeant tendresse, frustration, amour, jalousie, un bon cocktail, quoi B-)
      Dans ce chapitre, j’ai voulu que ce soit Ran qui prenne l’initiative. C’est toujours Kaname qui fait le 1 er pas. Je me suis dis : « il serait temps qu’il se décoince et qu’il fasse plaisir à son homme é_é ».
      Il ne faut pas qu’il soit le seul à prendre du plaisir XD
      En ce qui concerne la suite, et bien, ça fait un moment que je n’ai pas touché à ma plume >.<
      Du coup, je ne sais pas quand est-ce que je posterai la suite T.T

      Répondre

      • mjsoule Dit :

        Tout à fait, ce n’est que du bon d’échanger un peut les rôles!!! (Pour être décoincé, il a bien retenu la leçon ^^) Mais pour un travail être a ta 16 ème chapitres ne mérite que mon admiration Hina-chan, je saurais être patiente pour la suite et je te souhaite tout les encouragements possible pour nous faire connaître la suite de « Mon Bien-Aimé ».

        Répondre

        • Hinata Dit :

          Je suis moi-même étonné d’être parvenue à arriver jusqu’ici O_O
          Comme quoi, même quelqu’un qui n’a jamais écrit de sa vie et qui déteste le faire peut faire des merveilles XD
          Tes commentaires me font plaisir >_O<

          Répondre

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