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Chapitre 14

 

~UNE LIBERTÉ RETROUVÉE, NON CONSOMMÉE~

Cet homme était vêtu d’un long manteau en cuir marron, usé à certains endroits, qui tombait jusqu’aux chevilles. Il portait une paire de Ray Ban qui cachait une partie de son visage.

Cet individu à l’apparence négligée ressemblait à un mercenaire, une cigarette vissée au coin de la bouche lui donnait un air serein.

Il tenait dans ses mains un revolver six coups, accroché à sa taille une ceinture qui semblait plutôt bien fournie en munitions en tout genre. En bandoulière, sur son dos, le mystérieux homme portait une kalachnikov.

Il sortit du passage secret qui se trouvait, non loin du bureau, celle-ci laissait sortir une légère brise, ce qui pouvait laisser supposer qu’elle pouvait déboucher sur une quelconque sortie. Elle se referma automatiquement.

- Impossible ?! Toi ?! Que fais-tu ici !!  Demanda Seiishi à l’inconnu tout en se redressant.

Hein ? Que se passe-t-il ? Mais c’est… Constata Ran tout en essayant de se relever malgré les mains liées et les effets de l’aphrodisiaque qui l’affaiblissait.

L’air environnant devenait lourd comme si l’espace d’un instant tout s’était figé à son arrivée.

La fumée qui émanait de sa cigarette embaumait la pièce.

L’homme avança lentement dans leur direction tout en braquant son arme en direction de Seiishiro, torse nu et simplement vêtu d’un pantalon.

Celui-ci prit soin de refermer sa fermeture éclair.

- Comment oses-tu pointer une arme sur moi ! As-tu oublié à qui tu avais à faire ?!  Dit-il d’une voix qui laissait transparaître sa stupéfaction.

S’arrêtant brusquement, l’homme regarda en direction de Ran.

- Vous allez bien ?

C’est Aoyama ! Mais que fait-il ici ? Je n’y comprends plus rien !  Pensa-t-il  tout en essayant de se débattre de l’emprise de son agresseur.

- Tu oserais me trahir ! Moi ! Ton maître ! Rétorqua le ravisseur avec agressivité.

Il se mit soudainement à ricaner comme si cette situation ou ce comportement était fort désopilant. Il pointa son arme en direction de son ancien maître et pressa la détente. Il tira, le bruit de la détonation retentit dans toute la pièce suivi d’un hurlement de Seiishiro qui venait de se faire blesser à l’épaule. L’impact de la balle le projeta hors du lit. Une traînée de sang vint salir le tapis. Il se relava et prit appui sur l’un des pieds du lit.

- Il était temps pour moi de reprendre du service, sinon je risquais de perdre la main, lança- t-il.

Le paysagiste était là, complètement abasourdi par ce retournement de situation.

C’est vraiment la même personne que tout à l’heure ? Il semble totalement différent ! Et ses yeux sont si froids. J’ai peur ! Qu’a-t-il l’intention de me faire ? Se demanda-t-il

Seiishiro baissa la tête et esquissa un sourire, pour essayer de maîtriser la situation qui n’était pas à son avantage.

- Je vois. Je me disais bien que tout ceci était étrange. Ton arrivée dans cette demeure, le fait que je ne sache rien de toi malgré mes nombreuses recherches.

- Je suis flatté par l’attention que vous m’avez porté, répondit le mercenaire d’un ton ironique sans même prêter plus d’attention à lui et à ses souffrances.

Il s’adressa à la victime, toujours immobilisée sur le lit par les liens et la drogue qui le consumait de l’intérieur.

- Est ce que vous allez bien ? Je suis désolé de n’intervenir que maintenant, j’étais comment dirais-je… occupé. Monsieur, on peut dire que niveau sécurité, vous n’avez pas lésiné sur les moyens. Il m’a fallu un temps fou pour trouver cet endroit qui n’était pas répertorié sur les plans d’origine. J’ai dû parcourir en long et en large chaque couloir et me débarrasser de vos chiens de garde.

Le visage de Seiishiro laissait transparaître la douleur que lui causait cette blessure. Titubant, il se rapprocha du lit et malgré sa douleur, défit les liens de son prisonnier et le saisit par le bras. Il  l’attira à lui. Aussitôt,  Aoyama courut en direction de son ancien maître prêt à tirer. Celui-ci recula autant qu’il le pouvait et attrapa le sabre qui était accroché au mur puis le dégaina de l’autre main.

- Si tu fais un pas de plus, je mets un terme à sa vie ! Dit-il tout en approchant la lame du cou de Ran.

Aoyama s’arrêta de peur que celui-ci mette ses menaces à exécution, le connaissant il en serait bien capable.

Revoilà la situation à son avantage pensa Seiishiro. Ran était son prisonnier, il n’y avait plus qu’à éliminer cet opportuniste qui se mettait en travers de sa route. Il se tenait droit, l’arme à la main devant son agresseur, à chaque fois que celui-ci faisait un pas il en faisait de même, ne laissant pas de possibilités pour lui de s’enfuir. Ran, nu était dans une situation critique pris en otage par ce fou furieux, et terrorisé à l’idée d’être tué. Chaque seconde pour lui semblait durer une éternité. Le visage en sueur, Seiishiro avait de plus en plus de mal à reprendre son souffle mais malgré tout il ne lâchait pas prise et continuait à narguer Aoyama.

- C’est bien Aoyama, tu ne voudrais pas qu’il lui arrive quoique ce soit, n’est-ce pas ?

Il appuya la pointe de la lame contre le cou du paysagiste laissant ainsi une petite traînée de sang couler.

- Lâche-moi !! Seiishiro !!! Laisse-moi partir !!! Supplia-t-il en larmes.

Seiishiro colla son visage près de la nuque du jeune homme et délicatement la lui lécha, laissant derrière lui une traînée humide.

- Je ne te laisserai pas partir, murmura-t-il à son oreille.

Ran était paralysé par la peur, Seiishiro ne comptait pas abandonner sa vengeance comme cela, il tenait fermement le sabre dans sa main valide, et son autre bras, quant à lui, se vidait de son sang. Le silence perdurait à mesure que les deux hommes campaient sur leurs positions.

Aoyama braqua de nouveau son arme dans sa direction en espérant ainsi le toucher.

Mais comment faire sans blesser Ran qui est en plein milieu de son angle de tir ? Se demanda-t-il.

Un seul choix s’offrait à lui, tirer en prenant le risque de le blesser.

- Qui y a-t-il ? Tu ne fais plus le fier comme tout à l’heure ? Vas-y, tire-moi dessus si tu n’as pas peur !

- Moi ? Peur ? C’est mal me connaître.

C’est alors que Seiishiro se mit de nouveau à proférer des propos incohérents. Celui-ci semblait totalement hors de contrôle ce qui ne laissait rien présager de bon pour la suite des événements.

- J’en ai assez qu’on se mette en travers de mon chemin ! Cette fois-ci, je ne perdrai pas !

Après avoir proféré ces paroles, il pressa légèrement la lame du sabre sur le cou de Ran. Un épais filet de sang commençait à apparaître.

Lorsque cette blessure fut assez conséquente, Seiishiro lécha le sang qui dégoulinait de la plaie.

- À la simple vue de cette cicatrice, tu repenseras à moi.

À l’évocation de son amant, Ran se ressaisit malgré sa peur de la mort. Les mains tremblantes, il ordonna à Seiishiro de le relâcher et lui précisa qu’il n’avait pas l’intention de devenir sien.

Ce dernier ne l’entendait pas de cette oreille et ne cessait de proférer encore une fois des menaces à son encontre.

Ran commença à se débattre malgré les effets persistants de l’aphrodisiaque sur lui. Aoyama vit en lui une opportunité de mettre un terme à cette mascarade qui n’avait que trop durée à son goût.

- Avant d’en finir, je tenais à vous remercier de m’avoir pris à votre service, ce fut un réel plaisir de vous servir. Comme symbole de ma gratitude envers vous, je vous ai laissé un petit quelque chose.

- Que veux-tu dire ? Tu es cerné et il n’y a pas d’issue possible ! Serait-ce la peur qui te ferait divaguer ?

À ce moment-là, une grosse détonation se fit entendre : une explosion venait de retentir dans l’aile est de la demeure. Des sirènes se mirent alors à sonner de toutes parts. Des incendies se déclarèrent, les cris de douleur et de terreur des domestiques se firent entendre à travers tout le manoir.

- Mais que se passe-t-il ici ?! Il y a de la fumée ! Ordure !!! C‘est toi qui as fait cela !! Fit-il tout en regardant autour de lui.

Profitant de l’effet de surprise dû à cette explosion, Ran donna un coup de coude dans le ventre de Seiishiro  qui aussitôt relâcha sa prise.

Aoyama saisit cette chance inespérée pour tirer sur celui-ci. Il le toucha à la cuisse et il s’effondra par terre.

Les jambes de Ran lâchèrent sous le poids de l’émotion mais sa joie fut de courte durée. En effet, même s’il n’était plus pris en otage par Seiishiro, la drogue continuait à faire effet. Il parvint difficilement à se relever, ce fut son sauveur qui accourut vers lui. Il déposa sur ses frêles épaules son long manteau marron en cuir puis Ran se rhabilla, gêné par cette situation. Remarquant que celui-ci était dans l’incapacité de marcher, il le souleva délicatement malgré qu’il soit marqué par ce qui venait d’arriver.

Seiishiro, bien qu’en piteux état et à bout de souffle, se releva, prit appui sur le pommeau du sabre et regardait d’un œil mauvais les deux hommes.

-  Ran !! Je ne te laisserai pas t’échapper !

- Je sais que ce que j’ai fait est impardonnable et je continuerai à expier ce crime pour le restant de mes jours. Ce que je peux te dire ne veut plus rien dire pour toi mais sache qu’aujourd’hui, je suis différent de celui que j’étais. Maintenant, je me suis accepté et j’ai trouvé quelqu’un qui m’a, également, accepté tel que je suis.  À travers lui, j’ai compris le mal que je vous ai fait. Je suis heureux avec lui. J’aimais Haruka et je voulais plus que tout au monde qu’il soit heureux avec toi. C’est cela que j’ai voulu lui dire mais je n’en ai pas eu le courage et maintenant c’est trop tard.

- Bien ! Nous pouvons y aller, nous n’avons plus rien à faire ici ! Déclara Aoyama.

- Hein ?! Mais c’est impossible !!! La demeure est remplie de domestiques et nous sommes encerclés par les flammes !! C’est impossible pour nous de sortir d‘ici !! Dit Ran, paniqué.

Le mercenaire esquissa un sourire avant de rassurer son protégé.

- Ne vous inquiétez pas ! J’ai tout prévu.

Aoyama s’avança donc en direction de la porte, portant le jeune Ran dans ses bras.

- Je te l’interdis !! Ra…n, tu es à moi !! Jamais !! Je ne te laisserai t’enfuir !!

Il se releva et saisit de nouveau son sabre. Il tenait à peine sur ses jambes. Puis il bondit à vive allure malgré sa blessure sur Aoyama espérant ainsi le tuer.

C’est alors qu’Aoyama se retourna, déposa le paysagiste pour le protéger de l’assaut de ce fou.  Il tira de nouveau  sur lui, le toucha au niveau des hanches et du pectoral. Un cri de douleur se fit entendre dans toute la demeure, Seiishiro s’effondra pour de bon.

Ran, à genoux, fut horrifié par la vision de son agresseur, abattu de sang-froid, celui qui l’avait élevé en compagnie de son père adoptif était hors d’état de nuire.

Ran ne savait pas s’il était heureux ou triste de ce dénouement, après tout c’était de sa faute si Seiishiro avait mal tourné. Il se sentait responsable de tout.

À peine avait-t-il eu le temps de souffler qu’une seconde explosion retentit de nouveau.

- Vite !! Venez avec moi sinon nous allons mourir !! Dit-il tout en prenant de nouveau délicatement Ran dans ses bras.

Ils partirent donc en laissant Seiishiro gisant dans sa marre de sang. Le sabre tenu, fermement dans sa main, il répétait à demi-inconscient le nom de son amant jusqu’à laisser place au silence. Ce fut la fin d’une mélancolie qui l’empêchait de vivre depuis tant années.

 ******

Ils se dirigèrent donc vers le passage que l’ancien majordome avait emprunté pour sauver Ran. Celui-ci les mena dans un long couloir semblable à ceux que Ran avait emprunté lorsqu’il fût amené. L’air devenait irrespirable à cause des fumées toxiques dues aux explosions. Pour se protéger de la fumée, Aoyama suggéra à Ran d’éviter le plus possible de les respirer. Le plafond menaçait à tout moment de s’effondrer sur leurs têtes mais cela ne les persuadèrent pas de rebrousser chemin.

- Est-ce que vous allez bien ?

- Hum… Je vais bien, ne vous inquiétez pas pour moi, dit-il avec embarras.

- Votre visage est rouge, ce sont les effets de cette drogue. Ils ne risquent pas de disparaître avant un long moment. Tenez bon jusque-là, s’il vous plaît.

- Oui… J’essaierais. J’aimerais vous poser une question.

- Laquelle ? Dit-il tout en esquissant un sourire pour le rassurer.

- Qui êtes-vous et comment se fait-il que vous connaissiez autant cet endroit et ces nombreux passages ? Demanda-t-il avec hantise au mercenaire.

- Rassurez-vous, je ne vais pas vous tuer et en ce qui concerne l’existence du passage secret cela aide d’être… ou devrais-je dire « d’avoir été », le secrétaire personnel de Seiishiro Ueda ! Dit-il d’un air amusé malgré l’urgence de la situation.

Ils marchèrent un long moment puis arrivèrent à une porte légèrement différente des autres.

En effet, celle-ci était blindée. Aoyama la poussa voyant qu’elle ne céda pas face à ses assauts répétés, il entreprit d’utiliser un explosif en dépit de l’instabilité de la bâtisse. Là, Ran vit un long escalier abrupt qui semblait mener directement sur le toit de la demeure. Ils le prirent.

Depuis le toit, ils constatèrent qu’une majeure partie de la demeure avait été entièrement détruite par les flammes et les explosions. Il ne restait que quelques ailes qui n’avaient pas encore été touchées. Ils remarquèrent les domestiques et les gardes postés, prêts à tirer sur eux.

- Que faire ? Nous sommes encerclés !!

- Il n’y a pas à réfléchir, nous allons les éliminer un par un.

- Vous êtes malade ! Ce sont des humains comme vous et moi, ils n’ont rien à voir dans cette histoire !

- Je vous rappelle qu’ils sont nombreux et armés, et qu’ils veulent nous tuer !! Je ne crois pas qu’ils soient là pour nous souhaiter la bienvenue. C’est eux ou nous !

Que faire ? Je refuse qu’ils soient tués mais si nous le faisons pas c’est nous qui le seront ! Pensa Ran.

- Il n’y a pas à hésiter ! Dites-vous que ce n‘est pas vous qui pressez la détente mais moi. Et j’en prends l’entière responsabilité ! Mais avant de commencer, est-ce que vous pouvez marcher ? Car cela ainsi réduit considérablement les chances pour moi d’avancer et d’atteindre nos ennemis.

C’est vrai, je suis un poids pour lui, j’entrave ses mouvements comme cela, il faut que je me ressaisisse ! Plus question pour moi, d’être tout le temps celui qu’on protège ! Se résolut-il intérieurement.

C’est ainsi que commença une bataille acharnée sous les yeux de Ran, immobile devant cette scène surréaliste. À chaque détonation, son cœur se serrait, à chaque minute un poursuivant perdait la vie.

Aoyama élimina facilement les gardes, leurs corps tombaient les uns après les autres tels des dominos. Des flaques de sang commencèrent à faire leurs apparitions, les douilles tapissèrent le sol. Après avoir terrassé les quelques gardes et majordomes qui leurs barrèrent la route, les deux fuyards se retrouvèrent, de nouveau, coincés avec des agents de sécurité plus lourdement armés à leur poursuite.

- Bon sang ! C’est sans fin !! À chaque fois qu’on se débarrasse d’eux d’autres reviennent à la charge ! Constata Ran.

- Il y a pire que cela.

- Comment ça ?

- Il ne me reste plus beaucoup de balles, ils nous restent donc 2 issues :

  • La première, nous nous rendons, et là, nous nous faisons tuer tous les deux.
  • La deuxième, nous sautons dans le vide, et là, à coup sûr, nous sommes morts soit par notre chute, soit parce que nous mourrons ensevelis sous les gravas.

Que décidez-vous ?

- Ce n’est pas le moment de plaisanter ! Rétorqua Ran.

- Je suis sérieux ! Nous n’avons que 2 possibilités qui s’offrent à nous.

- Pourquoi c’est à moi de prendre une telle décision ?! Je n’ai rien demandé ! Je veux juste mener une vie normale !

- Dans l’immédiat, votre vie n’est pas ce qu’on pourrait appeler « normale » ! Nous devons trouver le moyen de nous sortir de cette situation ! Je vais essayer de gagner du temps !

- Oui mais comment ? Il n’y a rien ici !

- Hum… Tenez ce sont des gaz lacrymogènes, ça me permettra de faire diversion. Êtes-vous capable de faire cela ?

Après un moment d’hésitation, Ran accepta et c’est ainsi que le mercenaire repartit au combat, avec pour seules armes son magnum, sa kalachnikov et quelques balles en réserve, ayant utilisé toutes les autres pour s’échapper d’ici.

Hélas, les dernières détonations avaient provoquées des secousses qui rendirent instable l’architecture de la demeure. Celle-ci menaçait de s’effondrer sous leurs pieds. Lors du combat, profitant qu’Aoyama soit occupé avec les autres, l’un des sbires de Seiishiro s’attaqua directement à Ran. À peine eût-il le temps de l’agripper par le bras, pour le ramener auprès de son maître, qu’une nouvelle secousse survint. La violence de celle-ci projeta Ran et l’homme, dans le vide.

Aoyama s’en aperçut et se précipita en direction de ce qui restait de la rambarde. Là se trouvait Ran, égratigné au visage Par miracle, il avait réussi à s’accrocher à un morceau de fer, mais celui-ci menaçait de se rompre à tout moment.

- Aoy…ma… Je n’en peux plus, je vais lâcher.

- Tenez bon, je vais vous remontez tout de suite ! Dit-il tout en penchant sa tête et il fit descendre sa main dans l’espoir d’atteindre celle de Ran.

- Aoy… Dit Ran à bout de souffle.

Ce qu’Aoyama ne savait pas, c’est que le sbire, qu’il croyait mort, s’était en fait accroché à la jambe de Ran et n’arrêtait pas de tirer sur celle-ci afin de l’entraîner dans sa chute.

- Alors ! Toi, je ne te laisserai pas faire !

Aussitôt après avoir dit cela, il tira sur le garde, la balle lui transperça le crane et il lâcha prise. Son corps finit dans le vide.

Aoyama, toujours occupé avec les gardes, ne pouvait s’occuper du jeune homme.

Celui-ci sentait ses forces l’abandonner de plus en plus, ce n’était qu’une question de secondes avant qu’il ne lâche le morceau de fer qui le maintenait en vie ou que celui-ci ne cède sous son poids.

À bout de souffle, il murmura ces derniers mots à l’encontre de ce pauvre Aoyama qui tentait tant bien que mal de le sauver.

- Aoya…ma…

- Tenez bon ! J’y suis presque.

Son bras était en sang à force de se râper sur les rochers pour tenter d’atteindre Ran.

- Encore un petit effort, j’y suis presque.

Mais, au moment où il allait saisir la main du paysagiste, le sol s’effondra sous ses pieds créant une énorme faille qui le déséquilibra. Malgré cela, il réussit à rattraper à temps sa main. Il le remonta et l’installa par terre.

Un CH-47 Chinook qui survolait la zone les repéra. En voyant la catastrophe qui semblait avoir eu lieu, le sauveteur s’amarra à un harnais de sécurité et sauta dans le vide accompagné d’un brancard.

L’homme s’approcha d’eux et s’assura de l’état de Ran, quand il eut fini, il le plaça avec la plus grande précaution dans le brancard avant de le hisser dans l’hélicoptère, après ce fut le tour d’Aoyama.

- Vous en avez mis du temps ! Une seconde de plus et c’était fini de nous ! Cria-t-il à l’encontre des pilotes.

- Veuillez nous excuser mais nous avons eu un contretemps, se justifia le copilote.

Un autre homme vêtu d’un gilet par balle s’approcha d’Aoyama et le salua respectueusement,  comme un subordonné et son supérieur.

- Monsieur, est-ce que cet homme est impliqué dans notre affaire ?

- Non, c’est juste un homme qui a été malheureusement mêlé à tout ceci, répondit Aoyama tout en observant la situation de celui qui l’a sauvé.

- Donc, il ne sait rien à propos de cette filature  et de « cet homme » ? Demanda l’homme.

- Il n’est au courant de rien. C’est juste une personne dont s’est entiché cet homme.

- Il s’est entiché de lui ? Donc l’homme que l’on a secouru le connait et détient peut-être des informations sur lui ! Suggéra l’homme.

- D’après ce que j’ai constaté, Ran Ouka ne le connait pas. De toute façon, cette histoire ne nous concerne pas ! Notre mission était de l’arrêter, point barre ! Insista Aoyama.

- Vous avez raison, dit l’homme.

- Mais bon à cause de ce jeune homme, j’ai dû changer mes plans, soupira Aoyama.

- Effectivement, mais grâce à vous, nous avons suffisamment d’éléments pour détruire cette organisation, justifia le subordonné.

- Ouais, j’aurais tant voulu arrêter son chef mais malheureusement il est mort !

Les médecins et infirmières ne cessèrent de s’agiter autour de Ran, lui prodiguant les premiers soins.

- Faites attention ! Il est gravement blessé ! C’est presque un miracle qu’il soit encore vivant ! S’écria un infirmier.

- Oui, c’est vrai, dépêchons-nous, nous n’avons pas une minute à perdre ! Sa vie est entre nos mains !

Il fut mis sous oxygène, perfuser, le bas du corps entravé par des sangles.

Ran, à demi-conscient, constata que sa vision était troublée, malgré cela il réussit à entrevoir de nombreuses silhouettes s’affairer autour de lui tentant de lui parler mais rien à faire il était sous l’effet des tranquillisants.

Ran tenta tout de même de parler mais sa voix était à peine audible.

- Où… su…uis… je ?

Ce fut l’un des médecins qui prenait son pouls qui l’entendit, il se rapprocha du malade pour mieux comprendre ce qu’il disait.

- Dieu soit lié ! Vous êtes conscient ! Affirma-t-il avant de prévenir ses confrères occupés à soigner ses autres blessures.

Ils se ruèrent vers lui, l’examinant avec minutie, ils lui posèrent tout un tas de questions, s’assurant bien qu’il reste conscient.

6 Réponses à “Chapitre 14”

  1. allennaruto Dit :

    grrrrr LA SUITE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Magnifique.Pauvre Ran.
    J’adore ce suspens et ce mystère qui plane dans ta fic. Tu mêle amour, drame et maintenant « espion »….j’ai hâte de lire le prochain chapitre^^

    Répondre

    • Hinata Dit :

      Merci pour ton commentaire !:)
      Ce que j’ai apprécié dans l’arc « SeiichiXHaru », c’est la profondeur des sentiments des sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, et la façon dont ils ont élevé Ran. C’est vrai que c’est triste mais en même temps, ce passage nous permet de voir comment sont traités les homosexuelles U.U’
      Espérons qui n’arrive pas cela à Kaname et Ran.
      C’est un peu d’ »espionnage », sauf que je ne vais pas entrer dans les détails.
      Je tente des choses sans savoir où elles m’emmèneront.
      Je ne suis pas forte pour les écrits d’espionnage –’

      Répondre

      • allennaruto Dit :

        De rien^^
        Ah toi aussi, tu n’es pas forte pour l’espionnage^^
        Alors continu de tenter, car là c’est vraiment bien. Je suis comme toi dans mes écritures, je me laisse porter, même si je sais à peu près tout l’histoire, j’improvise beaucoup.
        Si cela arrive à Ran et Kaname, je te torturerais….(hum…désolé mon côté méchant/fanatique/de/ta/fic est ressorti^^)
        Bye^^

        Répondre

        • Hinata Dit :

          Tout le monde à un côté sadique XD
          L’espionnage et moi, ça fait 2 -_-’
          Si je continuais à écrire de l’espionnage, je finirais pas être bloquer T_T (Oui, je bloque facilement sur certains genres ou passages -_-’).
          Je trouve que tu t’en sors pas mal dans tes écrits ! :D

          Répondre

  2. mjsoule Dit :

    Magnifique chapitre :D Il y a de l’action et j’aime le retournement de la situation et le courage du mercenaire… C’est vrai que ce qu’a vécu Seiichiro et Haruka est malheureux. Que dire d’autre à part que cette société de personne qui sont contre L’homosexualité sont méprisant et non rien à voir avec l’humanité. Ce chapitre ma fait pleurée… snif snif… je suis triste que Ran n’est pu dire à Son père adoptif tout ce qu’il ressentait et les excuses qui le devait. Merci pour ton travail.

    Répondre

    • Hinata Dit :

      C’est vrai que cette société n’épargne pas les homosexuelles, ils ont beau s’aimer, leur amour est immoral.
      Je suis sûre qu’Haru ne lui en veut pas car il s’est très que ce n’était pas de sa faute.

      Répondre

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