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Chapitre 13

~ Douloureuses retrouvailles ~

Allongé sur un matelas, recouvert d’un couvre-lit en velours rouge, Ran se réveilla.
Il ouvrit délicatement les yeux, fixant d’abord le plafond qui se situait au-dessus de lui. Tout en se redressant, il examina rapidement la pièce qui se trouvait alors dans une semi-obscurité.
Soudain, une voix sortit de nulle part, le fit sursauter, coupant libre court à ses interrogations.

- Tu es enfin réveillé ? J’avais si peur que tu ne te réveilles jamais dit soudain une voix, en provenance d’un fauteuil présent dans un coin sombre de la pièce.
– Qui… Qui êtes-vous ? Pourquoi suis-je ici ? Demanda-t-il tout en plissant les yeux pour essayer d’entrevoir le mystérieux homme qui se trouvait assis dans la pénombre, et dont les rayons de la lune dévoilaient la silhouette.

Ran tenta de s’adosser à la tête de lit.

- Je suis le Maître de ce lieu.
– Vous êtes donc celui qui m’avez enlevé.
– Oui, j’ai longtemps attendu cette rencontre dit l’homme tout en se rapprochant du pied du lit.

Le paysagiste l’aperçut alors vêtu d’une veste officine noire à motifs argentés, et d’une chemise  blanche. Une partie du visage de son ravisseur était dissimulé par de légères mèches qui retombaient sur son front.

C’est donc lui qui m’a ramené ici ! Que me veut-il à la fin ?! Se mit à penser Ran affolé.

- J’ai tant rêvé de cet instant-là, et te voilà, tu es enfin ici, devant moi !
– Hein ?! Que… Mais qu’est-ce que vous me racontez ? Je ne vous connais pas.
– Nous nous connaissons, Ran.

Ran se leva brusquement du lit, fit deux pas sur le tapis, puis tomba soudainement.

Qu’est-ce qui m’arrive ? Mon corps ne m’obéit plus !! constata-t-il, étalé sur le sol, à la fois en colère et inquiet.

-  Il fait effet à ce que je vois  annonça alors le ravisseur qui se pencha au-dessus de Ran, le sourire aux lèvres.
– Vous m’avez drogué ? Quel genre de drogue m’avez-vous administré ?!
– Rien de bien méchant, je t’ai simplement donné, lorsque tu étais inconscient, un petit quelque chose qui t’aidera à te détendre et qui me permettra de me venger de toi !

Le maître passa doucement ses mains entre le corps du jeune Ran et le tapis puis, le souleva avant de le déposer sur le lit avec rudesse. Le souffle de Ran ralentit, cela devinait de plus en plus difficile de respirer, il avait l’impression de se consumer intérieurement.

- C’est un aphrodisiaque ?
– Tu sembles au courant de ses effets à ce que je vois.
– Laissez-moi partir !! Dit-il tout en s’agitant autant que possible pour s’extirper des bras de l’inconnu mais en vain.
– Tu n’iras nulle part ! Je ne te laisserai pas t’échapper comme la dernière fois !
– La dernière fois ?

Ran ne comprenait pas où cet homme voulait en venir.
Que racontait-il ? Ce type était-il un malade mental ? Une chose était sûre, s’il ne voulait pas se faire violer par ce type, il devrait essayer de sortir au plus vite de cette demeure de dingue quoi que cela lui en coûte.

Le Maître se pencha lentement au-dessus de Ran. Tout en maintenant les bras du jeune homme contre le lit afin d’éviter de recevoir un coup, il dénoua son peignoir puis, lassé de voir le jeune paysagiste se débattre sous ses étreintes, le propriétaire des lieux, ligota les mains du jeune homme à l’aide de sa ceinture.

- Que faites-vous ! Arrêtez !

Ran essaya de se débattre, mais il n’y avait rien à faire, le drogue paralysait la plupart de ses membres.

- Ah… ah, dit-il à bout de souffle.
– Ton corps réagit bien, il connaît le toucher d’un homme.
– Co… Comment ?!
– Je sais tout.
– Mais qui êtes-vous à la fin ?!
– Je vois que tu ne te souviens toujours pas de moi !

L’homme retira alors sa chemise, dévoilant une grande cicatrice sur son torse puis, il releva ses cheveux en arrière laissant apparaître son visage, provoquant ainsi un grand choc chez Ran.

- Sei… ichiro ! Impossible ! C’est toi !
– Content de me revoir mon petit Ran ?! J’ai attendu toutes ces années pour te revoir et enfin me venger de toi ! Proféra-t-il tout en l’étranglant.
– Kof… Kof… Te venger de moi ?
– Oui, tu vas payer pour avoir tué l’amour de ma vie ! Jamais je ne te le pardonnerai ! Annonça Seiichi tout en accentuant la pression sur ses mains.
– De quoi diable parles-tu, Seiichiro ?!
– C’est à cause de toi que Haruka est mort, tu l’as tué !
– Tué ? Haru ? Il est mort ? C’est impossible ! Non, Tu mens ! Tu mens !
– Je ne mens pas ! Haru est bien et bel mort ! Et tout cela par ta faute ! Je t’ai enfin retrouvé, je vais pouvoir te faire ressentir la douleur que je ressens, en la gravant au plus profond de ton être.
– Je ne comprends rien à ce que tu dis ! Explique-toi !

Aussitôt, il relâcha prise, ce qui permit à Ran de reprendre son souffle.

- Le jour où tu as appris la nature de notre relation, tu lui as balancé des horreurs à la figure, et après, tu t’es enfui sans te retourner. Cela l’a tellement blessé, qu’il ne s’en est jamais remis. Si seulement il ne t’avait pas recueilli, il serait encore en vie, à l’heure actuelle. Tu es la cause de tout mon malheur !

Le visage de Seiichiro soulignait toute la haine qu’il ressentait envers le jeune homme. Ran se rappelait très bien de ce jour, il s’était enfui de chez son bienfaiteur, choqué par cette révélation, et il n’y avait pas remis les pieds depuis.

- Il m’a fallu du temps pour te retrouver, mais heureusement pour moi, tu as gardé ta passion pour les fleurs. C’est elle qui m’a mis la puce à l’oreille et m’a permis de te retrouver.
– De quel droit, tu te permets, de faire intrusion dans ma vie, et de me traiter ainsi ?
– J’ai tous les droits !!! Tu m’entends ! Après ce que tu m’as fait subir, tu n’as aucun droit de protester ! D’ailleurs, Ran,  j’ai appris des choses intéressantes, te concernant, comme par exemple la confession de ton ex-collègue, Fujinami ! Dit-il d’un ton menaçant pour rappeler au jeune homme son pouvoir de domination sur lui.
– Co… Comment ? Personne n’est au courant de cela !
– Détrompe-toi, durant ces 8 dernières années, je n’ai pas cessé de t’observer. Je connais les moindres détails de ta vie,  je sais absolument tout de toi ! Souligna-t-il.
Tu as dû t’en apercevoir avec le tableau qui trône dans la chambre dans laquelle tu étais retenu captif ?
– Ce tableau… Comment se fait-il que tu sois au courant de cette histoire ?!!
– Figure-toi que je me trouvais là quand tu as rencontré ton amant. J’ai été surpris de voir que tu t’es laissé faire, et que tu te sois adonné à de tels penchants, alors que tu n’as pas su accepter notre relation, et que cela te dégoûtait au plus haut point.
– Je ne me suis pas laisser faire, et jusqu’à  il y a 3 ans, je ne ressentais rien pour lui. Mais à présent, je comprends ce que pouvait ressentir Haru. Toutes ces années, je n’ai eu que des regrets pour ce que j’avais fait, je voulais m’excuser pour mon comportement, mais j’avais peur de la réaction de Haru. Je savais que je l’avais blessé et qu’il me haïssait sans doute pour cela, ou pire encore, qu’il ne m’aurait jamais pardonné.

Pris d’une colère soudaine, Seiichiro étrangla de nouveau le jeune homme pour son impertinence puis relâcha sa prise.

- Arrête avec ça ! Je t’interdis de parler de lui !! Tu crois qu’il suffit de t’excuser et tout rentrera dans l’ordre comme au bon vieux temps ?! Déclara-t-il avec rage, tout en accentuant la pression sur la gorge de Ran.
– Je suis désolé, répondit le jeune homme en suffocant avant de reprendre son souffle.
– Tu ne seras jamais pardonné ! Te violer, voilà le châtiment, que tu mérites pour ça… pour toute la peine que tu nous as infligée !
– Non ! Pas ça ! Protesta Ran.
– Oh que si !!! Tu vas savoir ce que ça fait de te se sentir sale, d’être dégoûté de soi-même, comme ç’a été le cas pour Haruka.
– Il a été violé ?! Comment ça ? Que s’est-il passé après que je me sois enfui ?
– Quand, tu t’es enfuis, Haru a tenté de te rattraper, mais tu as été trop rapide, et il a perdu ta trace. Nous t’avons cherché partout, mais, hélas, tu restais introuvable. Haruka n’abandonnait pourtant pas espoir et partait tous les jours à ta recherche qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il neige.  Inlassablement, il déambulait dans les rues, délaissant son travail, refusant de s’alimenter. De jour en jour, ses forces s’amenuisaient, et sa santé déclinait. Il s’épuisait chaque jour un peu plus, comme si c’était là une punition qu’il s’infligeait, pour ne pas avoir mieux su garder son secret, et pour t’avoir ainsi choqué. Quand je pense, que jamais il ne t’a blâmé pour ce que tu lui avais dit, cela me répugne ! Après toutes les atrocités que tu lui avais débitées, c’est lui qui se sentait coupable. Est-ce que tu as conscience au moins de toute l’affection qu’il te portait ? De mon côté, ne pouvant plus supporter de le voir ainsi, je lui avais proposé de le loger et j’ai fait tout ce que j’ai pu pour tenter de le rassurer en lui promettant de te retrouver et de te ramener auprès de lui. Je m’occupais de tout à la maison, veillant à ce qu’il reprenne des forces et se repose. Les soirs, après mon travail, nous arpentions les rues à ta recherche. Puis,  peu à peu, il reprit goût à la vie, les jours qui suivirent, il se mit à revivre, et participait de plus en plus aux tâches ménagères. Puis, me promettant que tout allait bien pour lui désormais, je partais serein au travail, persuadé que tout rentrerait enfin dans l’ordre jusqu’à ce jour-là.
– Ce jour-là ?
– Oui, ce jour-là, ma vie et la sienne ont basculé. Me rendant à mon travail, Haruka profita de mon absence pour partir de nouveau à ta recherche. C’est là, qu’il fut intercepté par une brigade anti-hérétique, mandaté par le gouvernement, qui l’a raflé puis envoyé dans un des nombreux camps de reconditionnement. Par la suite, je ne l’ai jamais revu. C’est sur délation, que les autorités ont agi, quelqu’un est allé leur raconter que nous étions homosexuels et que nous vivions ensemble.

Ran ne pouvait y croire, son bienfaiteur avait été envoyé en camp de redressement puis violé, et tout cela par sa faute.
C’est alors, que le jeune paysagiste, se remémora son douloureux passé.

C’était Haruka qui l’avait recueilli, après la perte de ses parents dans un accident de voiture. Ran s’était retrouvé seul, n’ayant aucune famille pour prendre soin de lui, il fut ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil. Mais lasse de tout cela, le jeune garçon s’enfuit un jour de pluie. C’est alors qu’après quelques jours d’errance, il se retrouva dans un  quartier mal famé. C’est là, qu’il s’effondra sur le sol d’une ruelle sombre, amaigri, les joues creusées par la faim, le visage noirci, et ayant pour seul vêtement une longue chemise qui lui tombait jusqu’aux genoux. Les rares passants, ne prêtaient guère attention à lui, l’identifiant à une saleté de plus, laissé là, sur le bas-côté.
Ran se reprit et, avec le peu de force qui lui restait, s’assit, en s’adossant à une vieille benne à ordures rouillée sous l’effet du temps. Il prit ses genoux entre ses bras et ferma les yeux, en se demandant si son heure était arrivée. Sa courte vie allait-elle finir là ? Cela lui importait peu de vivre. Il savait que désormais, il était seul et abandonné de tous, personne ne s’inquiéterait pour lui, personne ne serait là pour lui souhaiter la bienvenue ou pour lui offrir la chaleur de ses bras. C’était un orphelin de plus, perdu dans cette vaste ville, sur cette Terre.
C’est à ce moment-là, que Haruka le remarqua, et l’emmena avec lui. Il  lui fit découvrir peu à peu les joies de la vie. Pour la première fois et depuis longtemps Ran connut la chaleur humaine, et se mit de nouveau à espérer en l’avenir.
Son gardien était quant à lui, un personnage des plus mystérieux. Il avait 21 ans, les cheveux mi-longs, les yeux noisette et il était de taille moyenne. Il émanait de lui, une atmosphère douce. Il autorisa son jeune protégé à rester dans son appartement, et à se sentir comme chez lui à la seule condition de ne pas entrer dans la chambre, qui se trouvait au fond du couloir, et sur laquelle était posé un verrou.
Il arrivait, bien souvent, au maître de maison, de disparaître sans donner de nouvelles. Ce qui inquiétait beaucoup Ran, terrorisé à l’idée d’être de nouveau abandonné, il n’en souffla jamais mot à Haruka.
Quatre années s’écoulèrent depuis que son protecteur l’avait recueilli. Ran s’était alors, parfaitement acclimaté à cette nouvelle vie de famille. Il s’épanouissait, et devint d’une beauté à couper le souffle, au point que certains commerçants se demandèrent si ce petit être n’était pas en réalité une fille. Haruka se comportait avec Ran comme une vraie mère poule en le surprotégeant sans arrêt, trop heureux de l’avoir pris sous son aile.
Ran avait repris ses études, et s’occupait de toutes les tâches ménagères, se rendant indispensable auprès de son protecteur. L’adolescent voyait ainsi un bon moyen de remercier son père d’adoption pour tout ce qu’il avait fait pour lui.
Bien souvent, quand son bienfaiteur se détendait seul dans le salon,  Ran percevait chez lui, une profonde tristesse, qu’il ne parvenait pas à identifier. Certains temps, il lui arrivait de rester enfermé une journée entière voire plus, sans manger ni boire dans cette fameuse pièce interdite. Mais heureusement, pensait le garçon, les visites de Seiichiro semblait lui remontrer le moral.
Il l’avait rencontré, le jour où Haruka le recueillit et depuis, il leur rendait visite presque tous les jours. Ils partageaient un repas dans un silence de plomb, et quand Seiichi finissait, il se levait, et repartait comme il était arrivé. Le jeune garçon pensait que cet homme était tout aussi mystérieux que son père adoptif, si ce n’était plus. Non seulement, il parlait peu à l’adolescent, mais, cet homme l’intriguait d’autant plus, par la conduite surprotectrice, qu’il adoptait envers Haruka. Le comportement de cet homme était ambigu.
Quand Seiichiro restait dormir, Ran avait pour consigne de se coucher tôt. Le lendemain, il les retrouvait attablé en train de discuter.
Ne supportant plus le secret qui semblait entourer cette chambre, une nuit, Ran décida de se cacher dans un  placard à portes coulissantes qui se trouvait au fond de sa chambre. Il l’avait découvert lors du grand nettoyage de printemps, et il s’était étonné de trouver un tel objet dans sa chambre. Ce placard communiquait directement avec celui de Haruka, pour cela, il suffisait de pousser  les portes.
Le jeune garçon se retrouva dans le placard de la chambre de son père d’adoption. Ran entrebâilla légèrement les portes, bien décidé à découvrir enfin ce qui s’y tramait.

Les deux hommes entrèrent dans la chambre de Ran, afin de vérifier qu’il était bien en train de dormir. Voyant sa silhouette dans le futon, ils s’en allèrent rassurés, en direction de la chambre d’Haru. Ils étaient loin d’imaginer que la forme qu’ils avaient vue n’était que des oreillers cachés sous un drap.
À peine celui-ci avait-il refermé la porte, que son amant l’enlaça fougueusement dans le dos, le faisant basculer sur le lit puis l’embrassa langoureusement. Dissimulé au fond de son placard, l’adolescent fut profondément choqué par la scène qui lui était donnée de voir.

- Seiichi… Attends.
– Non ! Je n’en peux plus !!!  J’en ai assez de devoir me retenir devant cet enfant sous prétexte qu’il serait choqué d’apprendre la nature de notre relation.
– Il est encore jeune, il ne comprendrait pas s’il venait à le découvrir, répondit Haruka, tout en détournant son regard vers le mur.
– Ce n’est plus un enfant, je te rappelle qu’il vient de fêter ses 16 ans. Il est en âge de comprendre ces choses-là ! Rétorqua Seiichiro, jaloux que Ran occupe toute l’attention de son amant au détriment du sien.

N’attendant pas la réponse de l’autre partie, Seiichiro l’embrassa de nouveau puis déboutonna sa chemise lentement. À l’aide de ses mains, il parcourut ce corps, qu’il avait tant désiré, l’embrassant, caressant son torse, puis léchant ses endroits les plus sensibles. C’est alors, qu’une de ses mains descendit jusqu’à son bas ventre. Puis il défit la boucle de la ceinture, et à l’aide de ses dents ouvrit la fermeture éclair. Là, il eut une vision des plus plaisante, en effet, le  membre de son amant, semblait à l’étroit dans son boxer. Il le sortit alors délicatement et commença à le lécher du bout de sa langue. Ses deux mains, quant à elles, étaient occupées à retirer le reste des vêtements que portait encore son compagnon, qui ne pouvait pas faire un seul geste sous l’effet du désir ardent qui le consumait. Très vite, les vêtements vinrent joncher le sol froid de la chambre.
Seiichiro le prit entièrement dans sa bouche et fit des va-et-vient pendant que de sa main libre, il introduisit un doigt dans son intimité, ce qui fit trembler Haruka et accentua son plaisir. Le visage humide par les larmes, Haruka laissait sortir ses honteux gémissements qu’il tentait d’étouffer à l’aide de sa  main.
Les gémissements se firent plus rapides, le souffle coupé, Haruka  avertit celui-ci qu’il était sur le point de venir.
Seiichiro accéléra la cadence, ce qui provoqua instantanément l’éjaculation de son amant.
Sa semence se rependit sur son torse ainsi qu’une partie sur les draps.

À genoux et en silence, Ran assista à cette scène surréaliste.

Seiichiro se pencha, leurs corps se frôlèrent et ils s’embrassèrent tendrement. Seiichi passa son bras autour de la nuque de son amant et celui-ci en fit de même plus rien ne semblait mettre fin à cet échange passionnel.

Ran se cacha encore plus profondément dans le placard, n’en revenant toujours pas de la scène à laquelle il venait d’assister et se boucha les oreilles. Mais, il avait beau essayer de faire abstraction des sons qui l’entouraient, les gémissements de son protecteur résonnaient encore dans sa tête. Puis, après un certain temps la pièce devint silencieuse. Intrigué, l’adolescent décida donc, bien qu’apeuré de découvrir encore de nouvelles choses et de jeter un œil. Les deux hommes se reposaient là, en admirant le plafond, Haruka dégoulinant de sueur, avait sa tête posée sur le torse de Seiichiro. Ne supportant plus cela, le jeune garçon s’en alla. Il pensait qu’il en avait assez vu et songeait à s’éclipser le plus rapidement possible de cette chambre dès que l’occasion lui en serait donnée. Par peur de faire le moindre bruit, qui aurait ainsi pu révéler sa présence, il ne fit pas le moindre geste.
Ce n’est que lorsque les deux jeunes hommes se levèrent pour aller prendre leur douche qui se trouvait, dissimulé derrière le mur de la tête de lit, et que jusqu’alors, Ran ignorait l’existence, qu’il décida de regagner sa chambre le plus discrètement possible, en empruntant le passage secret, qu’il avait précédemment découvert.
C’est donc tout chamboulé, que l’adolescent regagna son futon en tirant les couettes bien haut au-dessus de sa tête. Comme chaque soir, une fois rhabillés, les deux hommes s’assurèrent, que leur « protégé » dormait à point fermé,  ne se doutant pas de ce qui se passait derrière cette porte.

C’est alors que sur le seuil de la porte, l’un dit :

- Tu vois, il dort, tu t’inquiètes décidément trop pour cet enfant.

Mais ce que les deux hommes ignoraient, c’est qu’après ce qu’il venait d’entrevoir, l’adolescent ne put ni se calmer, ni trouver le sommeil.

Le lendemain, Ran ne sachant pas comment réagir face à son bienfaiteur, il décida de se lever de bonne heure, et de partir se promener.
À son réveil, Haruka fut surpris de ne pas trouver l’adolescent s’affairer en cuisine. Cela n’était pas dans les habitudes du jeune homme de traîner au lit. En effet, il se levait toujours en avance pour préparer le petit déjeuner. Or ce matin-là, la table n’était pas dressée, et aucune odeur ne flottait dans l’air. Inquiet, l’homme se précipita dans la chambre de l’adolescent, et là, il découvrit avec stupeur que, non seulement, celle-ci était vide mais qu’en plus, son futon avait été plié avec soin, chose sur laquelle il ne cessait de le réprimander chaque matin.
Pris de panique le bienfaiteur, alla réveiller son conjoint.

- Humm… Que se passe-t-il ? Il est à peine 6 h du matin, grogna son compagnon.
– Réveille-toi, Seiichiro… Allez, réveille-toi, c’est important !
– Quoi ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi es-tu dans un tel état ?
– C’est Ran, il a disparu !
– Comment ça il a disparu ?
– Disparu je te dis, il n’est plus dans sa chambre. Quand je me suis levé, celle-ci était vide et son futon soigneusement plié
– Ne t’inquiète donc pas ainsi, il était là hier soir. Il est sûrement parti de bonne heure parce qu’il avait rendez-vous avec quelqu’un. Peut-être une petite amie, qu’il souhaite impressionnée, car comme je le dis souvent, il a l’âge pour ce genre de choses. Ne te tracasse donc pas ainsi. Je suis sûr que s’il a plié son futon comme tu me l’as dit, c’est parce qu’il sait que cela te tient à cœur, et qu’il espère ainsi ne pas se faire réprimander quant il repointera le bout de son nez.
– Oui, tu as sûrement raison. Allez, il pourrait rentrer d’un instant à l’autre, dépêche-toi de te lever et de te préparer. Pendant ce temps, je vais préparer le repas, et si tôt après, tu t’éclipseras.
– Je sais, rassure-toi, j’ai l’habitude à force. Mais avant cela, j’ai bien mérité un petit bonjour, dit-il tout en l’attirant vers lui, pour enfin lui voler un baiser.

******

16 h 30,  Seiichiro reçu un appel de la part de son amant.

- Haruka ?

Mais à l’autre bout, la réponse se fit attendre.

- Mon amour, que se passe-il ?
– …
-  Alors, tu vas me répondre, oui ?! Que t’arrive-t-il ? Demanda alors l’homme soucieux.
– Dis, est-ce-que tu pourrais venir vers 19 h, à la sortie de ton travail, c’est Ran, il n’est toujours pas rentré et je commence vraiment à m’inquiéter.
– Ok, pas de problème. Mais tu es une vraie mère poule, ma parole ! Cesse donc de t’inquiéter ainsi, c’est de son âge. Il n’a sûrement pas vu l’heure passer et il sera rentré avant que j’arrive. Allez cesse donc de te tracasser.
-  Oui tu as rais…

C’est alors qu’il entendit des bruits de pas venant de la porte d’entrée.

- Oui, tu avais raison, le voilà tout juste qui rentre, je te laisse à ce soir et merci.

Il raccrocha le téléphone et se leva du canapé. Il se dirigea vers le jeune homme pour l’intercepter, sa colère s’intensifiait à mesure que son inquiétude disparaissait.
Après être rentré de sa promenade, qui aurait dû lui permettre d’y voir plus clair, il était encore plus dégoûté que la nuit précédente.

- On peut savoir où tu étais passé toute la journée ?
– J’étais sorti, j’avais besoin de m’éclaircir un peu les idées.
– Sans même un coup de fil ? Sais-tu à quel point j’étais inquiet ? Et on peut savoir, à quoi monsieur réfléchissait pendant tout ce temps ?
– Je fais ce que je veux, je n’ai pas de compte à vous rendre.
– Comment cela ? Tu disparais sans prévenir et je n’ai pas le droit de m’en inquiéter ?!
– Je ne suis plus un enfant, j’ai 16 ans maintenant, je suis libre de faire ce que je veux.
– Libre ou pas, tu vis sous mon toit et quand tu seras capable de subvenir à tes propres besoins alors tu pourras faire ce qui te plaira ; pour l’instant ce n’est pas le cas.

Ran se mit à observer autour de lui, et son regard se porta précisément sur le col de la chemise de son protecteur qui  dissimulait ses suçons. L’adolescent se remémorait la scène de la nuit passée, dans les moindres détails.

- Ran ? Qu’y-a-t-il ? Quelque chose ne va pas ? Dit-il tout en s’avançant vers Ran et en lui passant sa main sur sa joue.

Ran rejeta sa main ce qui choqua Haruka qui ne comprenait pas cette réaction.

- Ran ?
– Ne me touchez pas !
– Qu’est-ce qui te prend ?
– Arrêtez avec ça !!!
– Ran ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes. Explique-moi au moins ce qu’il t’arrive.
– Il se passe que je sais tout ! Alors arrêtez de faire semblant !
– Comment ça ? Je ne comprends décidément rien à ce que tu racontes. Premièrement, tu devrais te calmer et ensuite me dire ce qui te tracasse.
– J’en ai assez de cette mascarade !
– Quelle mascarade ?
– Je connais la nature de votre relation avec Seiichiro.
– Oui et alors ? Nous sommes des amis de longue date, dit-il, la voix un peu tremblante tout en se demandant si son terrible secret avait pu être percé à jour par son interlocuteur.
– Je sais que vous êtes plus que « ça », je vous ai vu tous les deux la nuit dernière dans votre chambre.

Choqué par cette révélation, Haruka ne savait pas quoi penser ni l’attitude à adopter à l’égard de son protégé. Dans un premier temps, il s’avança lentement vers Ran et d’une voix hésitante il le questionna.

- Tu ne dormais pas ?
– Je ne dormais pas et pour cause, je voulais absolument savoir ce que vous faisiez dans cette fameuse pièce dont depuis toujours vous m’interdisez  l’accès. Et c’est là que j’ai découvert ce que vous y faisiez avec cet homme.
– Tu nous as vus ?!
– Oui ! Je n’arrive pas à y croire ! Je pensais que vous étiez tout ce qu’il y avait de plus respectable au monde. Et puis là, je ne sais plus quoi penser, vous m’avez appris qu’il fallait que j’étudie dur dans la vie pour pouvoir devenir un homme et ainsi prendre soin de ma famille. Vous voir avec cet homme a brisé l’image que j’avais de vous. Je ne peux pas concevoir que deux hommes puissent s’aimer, c’est malsain, voire anomal.
– S’il te plaît, Ran écoute-moi. Je sais que tu es déboussolé par ce que tu as vu et j’en suis profondément désolé.
– Désolé ? Vous m’avez menti pendant tout ce temps !
– Je ne t’ai pas menti, je voulais te protéger, parce que je t’aime. J’avais peur que tu ne me juges ou que tu sois choqué d’apprendre cela. Tu es né dans une société où l’homosexualité est bannie, et où le couple homme/femme est la norme. Tu as eu un père et une mère, c’est tout à fait normal pour toi de penser qu’il y sera de même pour toi. Quand je t’ai recueilli, je me suis mis à espérer que peut-être Seiichiro et toi seriez la famille que j’ai toujours rêvée d’avoir mais que je ne pouvais pas à cause de mon orientation sexuelle. À chaque fois que je te regardais, mon cœur se serrait, rongé par ce secret, affirma avec dignité, l’homme, alors que des larmes ne cessaient de défiler sur ses joues trahissant ainsi toute sa détresse face à cette situation.
– Haruka, pourquoi « vous »… Pourquoi ?
– Je suis désolé, vraiment désolé, mais s’il te plaît ne me juge pas, ni Seiichiro. Nous nous aimons en dépit du sort qui nous est réservé. J’aimerais que toi aussi tu le comprennes.
– Je ne peux pas ! Tout mais pas ça ! Tout ce que vous m’avez dit n’était qu’un tissu de mensonges, rien que pour ne pas éveiller mes soupçons. Je n’ai plus confiance en vous.
– Ran, je suis désolé, crois-moi, supplia-t-il puis il prit dans ses bras son fils, tentant ainsi de le calmer mais celui-ci le repoussa avec violence, écœurer  à présent d’être touché par lui.
– Ne me touchez  pas ! Je ne veux plus rien avoir à faire avec vous.

Puis, dès lors, Ran ne comprit pas lui-même, mais sa bouche ne semblait plus vouloir s’arrêter, et il sortit des atrocités toujours plus horribles les unes que les autres, sous les yeux emplis de larmes de son bienfaiteur, pour qui, avant cette révélation, il n’éprouvait que du respect, et qui, maintenant, ne lui inspirait que du mépris. C’est alors, qu’au bout d’une bonne demi-heure, horrifié par cet homme qui devenait subitement pour lui un étranger et par ses propres mots. Ran s’enfuit en courant, entraînant sur son passage Seiichiro, qui était rentré plus tôt du travail car il s’inquiétait pour son amant. Sans même se retourner,  laissant là, à même le sol, l’homme qu’il venait de bousculer, l’adolescent disparut dans la nuit, comme une traînée de poudre. Alors, après deux bonnes minutes, toujours sur ses fesses, sur le seuil de la porte, et  ne sachant encore rien de ce qui venait de se passer, il vit passer à son tour, Haruka complètement affolé, partir à la recherche du petit. Au loin, Ran pouvait encore entendre comme un murmure l’appeler.

C’est alors, que le flash-back de Ran, prit fin. Il savait enfin ce qui s’était passé après son horrible départ. Et cette nuit-là, il n’avait donc pas rêvé,  la voix de Haru, l’appelait donc belle et bien. Comment avait-il pu se montrer aussi ignoble avec un être aussi bon, qui lui avait tout donné, songeait-il.

À la simple évocation de ce funeste jour,  le visage de Seiichi s’assombrit. Ran, ne l’avait jamais vu dans un tel état, et se mit à penser à quel point, il l’avait aimé. Mais, il fut très vite extirpé de ses pensées, quand il se rendit compte, que sa vielle connaissance allait poursuivre sa vengeance.

- Le jour où Haruka a été emmené, mon cœur a cessé de battre.
– Emmené ? Comment ça ?
– Peu de temps après que j’ai été informé de l’enfermement de Haruka, je suis parti à sa recherche espérant le revoir vivant. Dieu seul sait ce qui se passe dans ces camps, mais malgré les protestations de certains, j’y suis quand même allé. En arrivant sur place, il y avait une foule amassée en nombre devant un corps abandonné dans un caniveau.

- Un corps ? Ne me dis pas que c’était le sien ?!

Aussitôt avoir prononcé ces paroles, Seiichiro le fustigea du regard.

- Il s’agissait d’un jeune homme âgé d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, il était méconnaissable, simplement vêtu d’un habit de prisonnier, les pieds attachés et le corps couvert de bleus sans doute avait-il été roué de coups. On distinguait des fluides mélangés à une traînée de sang qui s’échappaient de l’arrête de ses fesses. Il avait été violé… Je me suis dit que cela ne pouvait pas être lui, j’ai gardé espoir. Mais c’est alors, après un second coup d’œil sur ce corps… inerte et légèrement décomposé, que tous mes espoirs se sont envolés lorsque j’ai reconnu le pendentif que je lui avais offert dans notre jeunesse. Mon monde s’est alors écroulé. Voir le corps de mon aimé ainsi, et à la vue de tous, abandonné là, sur le bas-côté, comme un vulgaire déchet, n’a fait qu’accroître mon chagrin, et ma haine envers cette société qui n’a su que nous rejeter car nous ne sommes pas conformes.
– Haruka ! Non ! Pas lui ! S’écria Ran sous le coup de l’émotion en apprenant la mort de son père par sa faute.
– Ce jour-là, sous cette pluie battante, pour échapper à la réalité, j’ai bu jusqu’à en perdre la raison, tentant d’oublier pour quelques heures la perte de mon amour. Après ce fut, le chaos. J’ai abandonné mon travail, je me suis coupé du monde et j’ai fini pas atterrir dans les quartiers mal famés de la ville. Mais, la boisson ne parvenait pas à me faire oublier toute ma peine et ma haine. J’étais, dès lors, seul au monde et abandonné de tous. Dès que je fermais les yeux, les images de Haruka et de nos jours heureux me revenaient en tête, ne pouvant plus le supporter, je suis tombé dans la drogue, l’alcool…  Cependant, après m’être sevré et avoir « remonté » la pente, je suis devenu ce que j’avais toujours répugné avant sa mort, mais la vie a voulu que je devienne un des plus grands trafiquants de drogues et d’armes de tout le Japon. Grâce à ce nouveau statut, j’ai pu acquérir des choses qui dans mon ancienne vie, était hors de ma portée.
-  Un trafiquant ? Toi ? Impossible !
– C’est ce qui arrive quand on a touché le fond, on s’enfonce profondément dans les ténèbres. C’est la seule chose qui nous reste.
– Tu mens ! Ce n’est pas possible !
– C’est la vérité !
– Pourquoi avoir fait une chose pareille ?
– Tu oses me demander « pourquoi ? » ?! Tu es celui qui a tout détruit ! C’est entièrement de ta faute si je suis devenu ce que je suis actuellement, dit-il tout en posant de nouveau ses mains sur la gorge de Ran afin de l’étrangler. Tout en se rapprochant de l’oreille du jeune homme.
– Sache que c’est ma haine à ton encontre qui m’a permis de refaire surface et qui m’a permis de continuer à vivre. Je me suis juré de te faire payer pour tout le mal que tu m’as fait.

Sentant que Ran allait perdre connaissance, il relâcha son emprise.

- Oh là, il ne faut pas que je m’emporte, cela serait un peu trop rapide tu vas devoir souffrir un peu plus pour que puisse enfin assouvir ma vengeance.
– Kof… kof… kof…

Pendant que Ran reprenait son souffle, Seiichiro s’attaqua à sa partie inférieure.
Il défit sans ménagement le peignoir et saisit son membre avec brutalité.

- Non !! Ah nn ah !
– Ran, tu as eu l’occasion de visiter mon jardin secret, n’est-ce pas ?
– Le jar… din ?
– Oui, j’ai vu à quel point tu étais émerveillé par sa beauté. C’est en la mémoire de mon aimé que je l’ai fait construire.
– Alors c’était toi ! Celui qui m’a drogué et emmené ici.
– Je t’ai emmené avec moi, je me doutais bien que tu essaierais de t’échapper, c’est dans ta nature. Je t’ai laissé faire mais je ne m’attendais pas à ce que tu trouves cet endroit.
– Pourquoi dois-je encore subir ça ?! Pourquoi ?!
– C’est tout ce que tu mérites pour m’avoir enlevé mon bonheur.

Malgré la sauvagerie dont faisait preuve Seiichi, Ran jouit sans le vouloir.
Humilié et en larmes, le paysagiste n’en revenait toujours pas, son corps avait répondu à l’appel d’un autre homme. Ce corps tant de fois aimé par son amant avait été souillé par quelqu’un d’autre. Le pire dans tout cela, c’est que cette personne n’est autre que l’amant de son protecteur.

- Eh bien, ton corps est honnête lui. N’est-ce pas toi qui affirmait sans cesse que jamais, oh grand jamais, tu n’accepterais l’amour d’un homme. Ton corps te trahit et sait ce que tu souhaites réellement, il recherche les caresses d’un homme et pas autres choses.
– Tu te trompes ! Je n’aime pas les hommes !
– Pourtant tu leur fais tourner la tête. Il n’y a qu’à regarder l’état dans lequel tu les mets. Tous ceux qui te voient veulent te faire sien. C’est notamment à cause de ça que tu as eu des problèmes avec tous tes employeurs par le passé, car ils en demandaient toujours « plus » de ta part. Et comme tu refusais, tu étais immédiatement renvoyé, malgré cela, tu persistais à chercher un emploi.
– C’est faux !
– Si tu n’aimes pas ça, alors pourquoi couches-tu avec Kaname Jitsuryoku ?

Il est même au courant pour lui ! Pensa Ran.

- Kaname est différent de ces types qui n’en veulent qu’à mon corps ! Il m’aime pour ce que je suis !
– Pourquoi l’as-tu accepté alors que ce ne fut pas le cas pour nous ?! Dis-moi, pourquoi lui et pas nous ? Je ne peux pas accepter cela ! Te voir heureux alors que nous, nous ne le pouvons pas. Et nous ne le pourrons plus jamais !

Le maître retira sa veste et déboutonna son  pantalon duquel il sortit son sexe prêt à mettre à exécution son plan.

- Que… fais-tu ? Dit-il à bout de souffle.
-  C’est ton châtiment que je prépare, dit-il d’une voix rauque.
– Non pas ça !!! Arrête !!! Supplia le jeune homme tout en se débattant.
– JAMAIS ! Tu vas endurer la souffrance d’Haruka, affirma Seiichi.

Seiichiro entra d’un coup sec ses doigts dans l’intimité de Ran qui hurla de douleur. Passé le choc, Ran mordit ses lèvres pour ne pas laisser échapper un seul gémissement, signe pour Seiichiro que celui-ci était réceptif à un quelconque désir.

-  Je vais te pénétrer !
– Non !!!  Arrête ! À l’aide !!! Je… ne veux… pas !! Hurla-t-il à bout de souffle.
– Inutile de crier, cet endroit est totalement isolé et inconnu, donc personne ne pourra voler à ton secours. Laisse-toi simplement faire. De toute façon, tu ne peux rien faire contre ce puissant aphrodisiaque. Tu es prêt à m’accueillir en toi, je le sens. Tu resserres mes doigts, tu me désires ardemment.

-  ARRETE !!! Je ne veux pas faire ça avec quelqu’un d’autre que Kaname, je ne veux pas !!!

Je suis sûr le point d’être pris par quelqu’un d’autre que toi, pensa Ran tout en pleurant.

- Si tu as si peur, imagine que je suis ton amant et laisse-toi faire. Dis-moi comment il te prend ? Cela te fait jouir d’être pénétré par lui ?
– Ça ne te regarde pas !
– Je vois que ton caractère n’a pas changé durant ces 8 années.

Seiichiro retira ses doigts, avança son organe, prêt à entrer en Ran. Effrayé à l’idée que celui-ci la mettre vraiment en lui, il ne cessait de se débattre des liens qui l’entravaient dans ses mouvements. Ces mains étaient marquées des traces de la ceinture de son peignoir.
Son membre effleura l’entrée puis petit à petit il s’ouvrit à son contact.
Une brise légère fit s’envoler les rideaux. C’est alors, qu’on entendit le déclic d’une arme, un homme se tenait debout pointant son arme en direction des deux hommes allongés sur le lit.

9 Réponses à “Chapitre 13”

  1. Allennaruto Dit :

    Salut
    Super. Magnifique chapitre, pauvre Ran, j’en pleur presque. Par contre grrr c’est qui qui est entré dans la pièce avec son arme. (je pense savoir mais j’attend le prochain chap)Rhaa, je veux la suite.

    Répondre

    • Hinata Dit :

      Merci pour ton commentaire, Allennaruto :D
      Je suis contente que cette suite t’est plu !
      Tu es triste pour Ran, je le suis plus pour ce cher Haru, le pauvre, il ne méritait pas cela T.T
      La société dans laquelle ils vivent est injuste avec eux.
      A travers chapitre, j’ai voulu décrire un autre aspect de Ran et montrer qu’il n’est pas aussi gentil qu’on le pense. Il a aussi sa part d’ombre ^^
      Je me suis bien amusée à écrire son passé et son quotidien avec son « protecteur ».

      Répondre

      • Allennaruto Dit :

        De rien^^
        Comme toujours, ta fic me plais
        Et oui tu as raison pauvre Haru, c’est sur qu’il ne méritait pas cela, j’ai pleurée pour Haru.
        Oui la société dans laquelle ils vivent est injuste avec eux.
        Chacun à sa part d’ombre et d’un côté il vaut mieux, si, ils seraient tous des anges ça ne serait pas fameux.
        Et moi je me suis amusée à le lire^^
        Vivement la suite^^

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  2. amecie74 Dit :

    trop bien jais vraiment hâte de lire la suite et de savoir qui et venu le sauver

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  3. mjsoule Dit :

    Eh bien j’ai eu chaud!!! piouff…. Je comprend mieux pourquoi on n’avait enlevé Ran, quel tristesse pour son père adoptif. Il y a de l’intrigue et des doutes de la rancune du désespoir et le sauveur…. Ah lala tout ce que j’aime :D Merci pour ce chapitre Hina-chna…

    Répondre

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