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Chapitre 12

~ Révélations ~

Chapitre 12 amv-hard-yaoi_39lp3_1kr7f7Cette image sert à illustrer la scène de ce chapitre, ce ne sont pas les personnages de la fiction XD

Cela faisait cinq minutes que Ran était figé devant la porte du bureau de l’architecte, jusqu’à ce qu’une voix, le fasse sursauter. Il s’agissait d’un membre de l’équipe de l’architecte, qui portait dans ses bras des documents, il s’interrogea sur sa présence. Ran, toujours chamboulé par la révélation de Fuji, ne savait quoi répondre. Devant son hésitation, l’homme l’invita à entrer.
Sur place, l’employé s’excusa auprès de l’homme qui l’accompagnait et s’en alla.
Entouré d’employés qui couraient à droite et à gauche, il ne savait plus la raison de sa présence ici… Il décida de repartir quand un employé l’interpella.

- Bonjour, Monsieur Ouka, vous vouliez quelque chose ?
– Heu… Je souhaiterais m’entretenir avec Monsieur Jitsuryoku.
– Je suis désolé, Monsieur Jitsuryoku n’est pas là, il se trouve à son bureau, lui répondit-il.
– Je vois, bien dans ce cas, je vais y aller.
– Attendez ! Puisque vous vous rendez là-bas, pourriez-vous lui apporter ces documents, s’il vous plaît dit-il tout en lui donnant la pochette.
– Heu… mais…
– C’est assez urgent, souligna-t-il.
– D’accord.
– Merci beaucoup.

******

Ran s’avança lentement dans le dédale des couloirs du cabinet, il croisa  un membre du personnel qui le conduisit dans une grande salle. Elle était partagée entre un espace dédié aux clients et deux bureaux, celui du secrétariat et celui du supérieur. Tout a été mis en place de façon à ce que le client soit à l’aise. Ran se demandait dans quel monde il avait atterri, il était clair que Kaname et lui vivaient dans deux univers différents. L’employé abandonna le jardinier-paysagiste. Ne sachant pas où aller ni où trouver Kaname, il s’apprêta à s’en aller quand des voix venant d’un couloir se firent entendre, un client accompagné du secrétaire de l’architecte. Yûji vit le jardinier-paysagiste et prit congé de son client, il s’approcha et lui demanda ce qu’il était venu faire ici. Ran lui répondit qu’il devait s’entretenir avec son employeur, il en profita pour lui donner les fameux documents.

- Merci mais pourriez-vous patienter dans mon bureau s’il vous plaît, Monsieur Jitsuryoku est en pleine réunion dit-il avec un sourire. Il lui indiqua un siège puis retourna à son bureau et se remit à sa tâche.
– D’accord acquiesça-t-il.

Il s’installa et attendit son interlocuteur.
Quelques minutes plus tard la porte s’ouvrit, laissant entrevoir un défilé de clients. Kaname sortit en dernier et serra la main d’un homme puis s’en alla. Kaname remarqua Ran et lui demanda ce qu’il faisait ici, Yûji se leva et lui expliqua les raisons de sa visite.

- Bien, viens dans mon bureau. Nous serons plus à l’aise pour discuter, fit-il.
– Heu… Ce n’est pas nécessaire, ici, c’est bien.
– Ça ne me dérange pas… Mais si tu tiens à ce que tout le monde entende notre conversation…

Devant cette plaisanterie, le secrétaire laissa sortir un sourire ironique, ce qui n’échappa pas à Ran, vexé par la nonchalance de Kaname. Il accepta et entra dans son bureau. Kaname s’installa dans son fauteuil de direction et jeta un regard franc sur le jeune homme.

- Je suis surpris de te voir ici… Laisse-moi deviner, le petit aperçu de ce matin ne t’a pas suffi et tu es venu en redemander ? Suggéra-t-il.
– Pas…  Pas du tout ! Et je n’ai pas apprécié du tout ! Enfin bref, je ne suis pas venu pour cela !
Je suis… venu vous remercier, dit-il à voix basse.
– Remercier de quoi ?
– De m’avoir sauvé… et d’avoir étouffé cette histoire pour ne pas salir ma réputation…, dit-il rouge écarlate.
– Je n’ai fait que reprendre ce qui m’appartenait ! Je ne tolérerai pas que qui que ce soit te prenne à moi ! Tu m’entends ? Ta liberté, ta vie, tout m’appartient ! Déclara-t-il, tout en se levant.
– Je… Je ne vous appartiens pas ! Mettez-vous cela dans le crâne ! Je suis le seul à décider de ma vie ! Je ne comprends pas votre acharnement envers moi ! Qu’est-ce qui vous plaît tant chez moi ? Je suis un homme comme vous et vous ressentez tout de même quelque chose pour moi ?
– Je t’aime parce que c’est toi. Je t’ai aimé dès notre première rencontre, tout de toi m’a plu, ta candeur, ton caractère, ton corps, tout ! Je suis prisonnier de toi, déclara Kaname tout en se rapprochant de Ran.
– La seule chose que vous aimez, c’est mon corps ! Pas moi !
– Certes, j’aime ton corps mais il ne me suffit pas, je veux aussi ton cœur ! Je t’aime Ran, toi et personne d’autre ! Je t’en prie, sois mien ! Je ne supporterai pas une seconde de plus de vivre sans toi.

Devant cette déclaration, Ran sentit son être trembler, chacun de ses mots l’hypnotisait, malgré tout, il se reprit. Il y avait quelques minutes à peine, Fuji lui avait fait la même déclaration mais il ne ressentait pas les mêmes émotions que maintenant. Kaname attrapa la main de Ran et la posa à l’endroit où se trouvait son cœur. Ran sentait ses battements s’accélérer.

- Tu le sens ? Il ne bat que pour toi.

Il passa son autre bras autour de la taille de Ran, rapprocha son corps vers le sien et l’embrassa par surprise sous les yeux stoïques du secrétaire qui les voyait par la vitre mais il fit semblant de ne rien voir et continua à travailler.
Kaname avança leurs corps, plaqua Ran sur son bureau et passa sa jambe entre ses cuisses.
D’un mouvement de bassin, il pressa son membre en érection. Ran laissa échapper un gémissement. Le baiser de Kaname avait fait son effet. Le jardinier-paysagiste le supplia d’arrêter et de le laisser partir, ce qu’il fit à son grand étonnement.
Ran se releva et partit.

Le secrétaire s’avança et questionna son patron.

- Pourquoi l’avoir laissé partir ? Vous y étiez presque pourtant.
– Il semblait bouleversé. Le forcer n’aurait pas arrangé les choses.

******

Je suis un idiot !!!! Le plus grand des idiots !!!! Là, je ne peux plus me voiler la face, je suis amoureux de Kaname !!! Et mon corps l’a prouvé ! S’avoua-t-il tout en courant à travers les rues de la ville afin de retourner sur son lieu de travail.

Sur le chemin de terre, il tomba nez à nez avec la personne qu’il voulait le plus éviter : Fuji.

- Ran ! Je te cherchais partout. J’ai cru que tu m’évitais à cause de ce que je t’ai dit. Je sais que c’est ma faute, te dire cela soudainement après ce que tu venais de vivre, je n’ai pas pensé une seule seconde à ce que tu pouvais ressentir.
– Monsieur Fujinami, je suis désolé, je sais que c’est cruel de ma part mais je n’ai pas envie que notre amitié se finisse comme cela, alors je vais être franc avez vous. J’ai un profond respect pour vous, en temps qu’aîné, vous êtes un modèle pour moi, vous m’avez soutenu dans les mauvais moments, et je tenais à vous en remercier mais il n’y aura jamais plus que cela entre nous. Je suis désolé, dit-il tout en se courbant, les yeux fermés.

Il savait que chacun de ses mots pesaient leur poids mais il tenait à mettre au clair ses sentiments même si pour cela, il perdait son mentor.

- Tu veux que j’efface les sentiments que j’aie pour toi et que je reste ton ami ?! Impossible ! Je ne peux pas faire comme si de rien était ! Et te laisser à cet homme !
– Si nous ne pouvons pas être amis alors je n’ai plus rien à vous dire. Et cet homme n’a rien à voir dans ma décision.
– Tu ne m’aimes pas parce ce que je suis homme, c’est cela ?! Pourtant, tu t’es bien donné à lui, non ?
– Pas du tout ! Je ne partage pas vos sentiments et ce que lui et moi faisons, ça ne vous regarde pas !  Rétorqua t-il.
– Ça se voit que tu l’aimes !

À cette affirmation, Ran rougit, ce qui renforça les convictions de Fuji.

- J’ai raison, n’est-ce-pas ?! Tu préfères un type qui te jettera dès qu’il n’aura plus besoin de toi à moi qui t’offre un avenir certain ! Répliqua-t-il, puis il empoigna le jeune homme par l’épaule et le plaqua contre lui.

Il attrapa son menton et écrasa ses lèvres contre les siennes. Ran, ne supportant pas cela, le mordit. De légères gouttes de sang s’écoulèrent de ses lèvres. Fuji, fou furieux, agrippa Ran par le col de sa chemise et s’apprêta à le frapper quand une main retint la sienne.

- Kaname ! Cria Ran.
– Comment as-tu osé poser la main sur lui ?! Dit-il tout en maintenant le bras de l’homme et en exerçant une légère pression sur le bras de celui-ci qui se mit à se torde de douleur.
– Vous ! C’est à cause de vous qu’il ne m’aime pas ! Tout est de votre faute ! Si vous n’aviez pas été là, il serait à moi !
– C’est de votre faute, si vous l’aimiez vous n’auriez pas attendu tout ce temps pour vous déclarer ! Et parce qu’il vous a rejeté, vous le brutalisez ?!
– Kaname, pourquoi êtes-vous là ? Questionna Ran.
– J’ai senti que quelque chose n’allait pas alors je suis parti à ta rencontre pour en connaître la cause et maintenant, je sais pourquoi.
– En fait, tu es le genre de type qui se sert de ses atouts pour arriver à ses fins, je parie que tu as  fait la même chose avec le directeur rien que pour avoir cette promotion… Il te suffit que tu écartes les jambes pour avoir ce que tu veux ! Insinua Fuji.

Ran n’en croyait pas ses oreilles, il n’arrivait pas à imaginer que ces paroles sortaient de la bouche de son second. Il se sentit blessé, humilié. Même si la vie avait été dure, qu’il n’arrivait pas à trouver d’emploi… JAMAIS il ne s’était résolu à vendre son corps ! Le jeune homme sanglota ; à cette vue, Kaname n’en supporta pas davantage et pressa fermement son bras. Un hurlement se fit entendre

- Tu vas fermer ton insignifiante bouche sur le champ ! Je ne tolérerai plus que tu déblatères des horreurs sur lui.
Sur ces mots, Kaname attrapa l’autre bras de Fuji et commença alors son châtiment.
Ne supportant plus cette scène, Ran le somma d’arrêter.

- Par pitié, arrêtez ! Supplia-il les larmes aux yeux. Je n’en peux plus !

Kaname  s’arrêta et se dirigea  vers Ran, il le prit dans ses bras et plaqua sa tête contre son torse. Ran s’agrippa, comme s’il ne voulait pas laisser partir son unique soutien, le seul sur qui il pouvait compter.

Devant cette scène, Fuji, tiraillé par la douleur et à bout de souffle, déclara :

- Même si vous vous aimez, la société, elle, ne VOUS acceptera pas ! JAMAIS elle ne le fera ! Vous serez condamnés à être séparés !
– Je me fiche de la société et ce qu’elle en dit, si Ran m’aime et veut rester à mes côtés, c’est tout ce qui compte pour moi. Je ne laisserai pas qui que ce soit se mettre entre nous.

Devant le sérieux de Kaname, Fuji se mit à ricaner comme un fou, l’architecte ne prêta pas attention à lui et souleva Ran. Il n’accorda pas un regard au second qui était étalé par terre, se tortillant de douleur.

******

 De retour chez lui, avec dans ses bras, le jeune homme brisé par ses multiples révélations, Kaname arriva dans son immense chambre et déposa Ran sur son lit. Celui-ci se mit sur le côté afin de tourner le dos à Kaname. Pensant que le jeune homme avait besoin de se reposer et éventuellement d’être seul pour réfléchir à ce qu’il venait de vivre, il décida de partir quand Ran l’appela.

- Ne partez pas, s’il vous plaît ! Fit-il tout en se relevant. Restez !
– Tu es sûr de ce que tu dis ? Tu sais que je ne m’arrêterais pas comme la dernière fois.
– Qu’importe ! Je vous aime.
– Tu te rends comptes de que ce que tu dis ? Ne m’as-tu pas dit un bon nombre de fois que tu ne m’aimais pas ? Et que tu n’aimais pas les hommes ? Annonça-t-il, puis il laissa sortir un petit rire.
– Je suis tout ce qu’il y a de plus sérieux ! Je vous aime !

Kaname sourit en s’approchant du jeune homme et passa délicatement sa main dans ses cheveux.

- Tu dois être exténué, repose-toi bien, dit-il tout en se rendant vers la porte.

Il ne me croit pas ! Comment faire ? C’était embarrassant pour moi de dire ses mots et lui, a pris cela pour de la gratitude, un moyen de le remercier. Pensa Ran.

Kaname attrapa la poignée de la porte quand il entendit Ran l’interpeller de nouveau. Il se retourna et fut bouche bée par ce qu’il vit. Ran debout en train de se déshabiller malgré sa honte. Il voulait prouver à cet homme que ses sentiments étaient sincères. À mesure qu’il se dévêtait, il sentait le regard langoureux de Kaname se poser sur lui. Son corps fut parcouru de frissons, son membre ne tarda pas à être en érection. Il le cacha à l’aide de ses mains.

- C’est de votre faute si je suis devenu comme cela ! Prenez vos responsabilités ! Avoua-t-il.

Devant la vue de cette beauté déterminée à s’unir à lui, Kaname ne pouvait pas y croire. Toutes les parties de son corps étaient mises à nu. Kaname pouvait lire dans le regard de Ran le désir qui le consumait. L’architecte laissa échapper un sourire et déclara :

- Sois prêt. Je te prendrai toute la nuit.

Il se rapprocha du jeune homme, le prit par la taille et s’empara de ses lèvres. Le corps de Ran tremblait sous ses assauts, Kaname sourit et le plaqua sur le lit. Allongé ainsi, Kaname pouvait contempler d’un peu plus près son doux amant qui s’efforçait de cacher sa gêne en détournant la tête. Ces réactions accentuèrent le désir de Kaname de le marquer.
Mais avant d’entreprendre cela, il devait préparer son amant, c’était sa première fois et il savait qu’il n’avait aucune notion sur le sexe entre hommes. Pour ne pas l’effrayer, Kaname lui assura qu’il ne lui ferait aucun mal et que jamais, il ne ferait quelque chose qu’il ne désirerait pas. L’architecte lui murmura qu’il était la personne la plus importante, pour lui, en ce monde. Sentant qu’il pouvait lui faire confiance, Ran lui donna son consentement.
Heureux, Kaname saisit son menton, caressant légèrement du pouce sa lèvre inférieure. Ils échangèrent des regards emplis de passion puis unirent leurs lèvres.
Après ses échanges passionnés, ils s’arrêtèrent.
Kaname se dévêtit sous les yeux de Ran, subjugué par la beauté et le corps bien bâti de cet homme. Il possédait une musculature à en faire pâlir plus d’un y compris Ran. Son corps avait des proportions parfaites et pour agrémenter le tout, son charisme, sa virilité et son intelligence lui avaient ouvert de nombreuses portes et faisaient de lui un excellent homme d’affaires. Bien que son attitude soit froide et implacable au travail et avec tout le monde, en ce moment même, il arborait un visage emplit de gentillesse.
Il entama de légères caresses sur le torse de son aimé, jouant habilement avec ses tétons qui pointaient par le désir qu’il lui procurait.

- Ah ! Kaname.
-  Tu es magnifique, tel un bourgeon en pleine éclosion.
– Non, ne me regardez pas !
– Pourquoi ?
– Parce que c’est embarrassant, avoua-t-il les yeux larmoyants et les joues empourprées.

Heureux d’entendre cela, Kaname pinça un de ses tétons tout en le regardant du coin de l’œil afin de voir la réaction voulue. Ran ne put s’empêcher de gémir en se cramponnant aux draps autant qu’il le pouvait.
L’architecte décida de s’occuper de son bas ventre, suavement il descendit ses mains jusqu’à ses cuisses et les caressa. Il les lui écarta laissant voir son membre qui commençait doucement à déverser un doux nectar et aperçut son antre qui se contractait.

- Il a la même couleur que les cerisiers.
– Arrêtez ! Pitié…

Kaname se releva et embrassa son bout puis il le prit entièrement en bouche. Il le suça sur toute sa longueur. Ran ne parvenait plus à contrôler ses cris, c’était la première fois qu’il ressentait un tel bonheur ; il n’arrivait pas à croire que c’était un homme qui lui faisait cela. Et il en voulait plus…

- Je n’en peux plus… je vais… venir.
– Viens.

Aussitôt après avoir prononcé ces mots, Ran jouit dans la bouche de Kaname. Celui-ci avala sa semence d’un air satisfait.
Essoufflé, Ran tenta de reprendre ses esprits. Kaname  se releva et tendit le bras vers la table de chevet, il ouvrit le tiroir et attrapa une lotion qu’il versa sur ses doigts. Il prit soin de le préparer afin que la pénétration se fasse sans douleur. L’architecte introduisit un doigt dans l’intimité de Ran qui sursauta.

- Qu… Qu’est-ce que vous faites ?
– Détends-toi, je dois te préparer sinon tu auras mal.
– Je ne peux pas, ça fait mal ! Cria-t-il.
– Détends-toi, plus tu te contractes plus tu auras mal. Cette lotion est faite pour te détendre et apprécier l’acte.
– Je ne peux pas…

Les doigts de Kaname s’enfoncèrent lentement dans le jardin secret de Ran, crispé qui s’accrochait aux draps. En peu de temps, le jeune homme ne tarda pas à s’ouvrir à lui, la lotion commençait à agir, son entrée se réchauffait. Kaname glissa un à un d’autres doigts, afin de l’élargir un peu plus et lui permette de s’insérer en lui sans difficulté. Voulant pousser le plaisir un peu plus loin, il lécha avec avidité l’extrémité de son membre tout en s’amusant avec son intimité. Ran peinait à reprendre son souffle, chacun de ses mouvements le submergeait, et il le fit comprendre à son amant.

- Hgn… Ah… C’est merveil… leux…
– Je suis heureux de l’entendre. Ce sera encore meilleur une fois que nous ne ferons plus qu’un.

Kaname se délectait du bourgeon de Ran qu’il savourait avec délice. Ce dernier n’avait aucune idée dans quel état il se trouvait. Kaname refreinait son désir ardent de le pénétrer violemment. Il le rendait fou à s’émoustiller sur ses doigts, à gémir innocemment, sa maîtrise n’allait pas tenir longtemps. Son membre le faisait bien sentir !
Le jardinier-paysagiste se contracta de plus en plus, haletant, il était proche de la jouissance.

- Eclore donc, annonça Kaname.

Ran essaya de se contenir mais s’était perdu d’avance, il jouit de nouveau dans la bouche de son aimé qui l’avala de façon sensuelle devant sa gêne.
Les jambes écartées et épuisé par cet effort, Ran tenta tant bien que mal de reprendre son souffle, il écarquilla les yeux devant le membre en érection de Kaname.

Il est gros et long… Ce truc va venir en moi ? Pensa Ran.

- Je vais entrer en toi.
– C’est impossible !
– Ne t’inquiète pas, je serai doux avec toi.

Kaname saisit sa virilité et effleura le bout de son antre, Ran laissa échapper un sursaut.

C’est étrange comme sensation… Pensa Ran.

- Tu as peur ? Dit-il tout en se penchant sur lui, plongeant son regard dans le sien.
– Non.

L’architecte s’enfonça doucement en lui mais à cet instant son amant protesta et fondit en larmes.

- Ça fait mal ! Non ! Je ne veux pas !
– Je suis désolé, Ran. Je sais que cela fait mal mais je ne peux pas faire marche arrière, je veux être en toi !
– Ngh… ça fait mal, répéta-t-il en larmes.

Devant la souffrance de son aimé, Kaname s’immobilisa et rapprocha son visage du sien et l’embrassa avec douceur. Leurs langues se mélangèrent dans un tourbillon d’émotions. L’architecte se retirait de temps en temps pour lui laisser le temps de reprendre sa respiration pour ensuite repartir à l’attaque de ses lèvres. Constatant qu’il s’était détendu, il s’arrêta mais Ran le supplia de l’embrasser à nouveau en arborant un visage qui ne le laissa pas indifférent et réduisant à néant sa résistance. Les deux mains placées de chaque côté de ses reins, Kaname s’introduisit lentement en lui.
Son amant poussa de légers cris qui bientôt laissèrent place à des halètements provoqués par les va-et-vient de Kaname. Le jardinier-paysagiste sentait son membre se frayer un chemin en lui, à chacune des poussées de l’architecte. En sueur, celui-ci attrapa le pénis de Ran, recouvert d’un doux nectar, et le massa. Son aimé fut envahi par le plaisir.
Il n’arrivait pas à croire qu’il y avait quelques instants, il venait d’avouer ses sentiments à cet homme qui était en train de lui faire passionnément l’amour. Il n’y avait plus de retour en arrière possible, désormais il lui était impossible d’ignorer son existence, Kaname avait pris une place importante dans sa vie.

- Je vais te noyer de plaisir lança-t-il d’un regard séducteur.

Le lit craquait à chacun de ses assauts, ça faisait des semaines que Kaname attendait ce jour, sa patience avait enfin payé. Maintenant que leurs sentiments étaient partagés, il n’était plus question de laisser Ran à qui que ce soit. Il veillerait à ce qu’il ne voit que lui et personne d’autre.
L’architecte se retira et demanda au jeune homme de se mettre sur le ventre, ce qu’il fit.
Kaname ne pouvait résister à sa beauté, sa peau délicate qu’il eut envie de la goûter. Il se pencha à la hauteur de la nuque de son aimé et y déposa ses lèvres légèrement humides.
Ran frissonna à leurs contacts, le sourire aux lèvres, son amant continua, il en déposa une multitude.
Ran sentait le corps de Kaname tout contre son dos et il éprouvait un bonheur indescriptible d’être ainsi enlacé. Une des mains de son compagnon se faufila en dessous et empoigna sa virilité qu’il massa avec dextérité.
Ran haleta de plus en plus, son regard croisa celui de Kaname, celui-ci rapprocha ses lèvres des siennes.
Occupé avec sa bouche, son autre main s’attaqua à ses tétons, Ran était excité de toutes parts.
L’architecte s’arrêta de l’embrasser, de le masser et se releva, il leva légèrement le derrière de son amant afin d’avoir un bon angle et puis délicatement, il entra une nouvelle fois en lui.
Agrippé à la taille de son amant, il donnait des coups de reins de plus en plus intenses à l’homme qui essayait de suivre son rythme effréné.

- Ah ! Ngh…
– Ran, n’oublie jamais le plaisir que je te procure. Je ne te laisserai jamais partir. Tu es à moi.
– Ngh… Kaname, je vous aime.
– Ran, arrête le vouvoiement, appelle-moi simplement par mon prénom comme je te l’ai déjà dit.

Avec un peu d’hésitation, il s’exécuta.

- Kaname.

Kaname accéléra la cadence, Ran s’agrippait autant qu’il le pouvait aux draps, il sentait arrivé l’heure de la délivrance.

- Je n’en peux plus, je… vais… venir !
– Retiens-toi encore un peu, j’y suis presque…
– Non… je… vais… venir.

Kaname agrippa le membre de Ran, l’empêchant ainsi de se libérer. Ce dernier s’offusqua, il avait atteint la limite, il voulait éjaculer malheureusement, Kaname désirait venir en même temps que lui.

- Laisse-moi jouir.
– Non, ce sera encore meilleur si nous jouissons en même temps.
– J… Je n’en peux… plus, implora-t-il les larmes aux yeux.

Kaname  desserra sa main, laissant ainsi son amant jouir sur les draps alors que lui-même se libérait à l’intérieur de son amant, marquant ainsi son appartenance. Ran sentit une douce chaleur jaillir en lui.
Après quelques instants, il s’effondra sur Ran. Epuisés par cet effort, ils tentèrent de reprendre leur souffle. L’architecte se retira de lui, sa semence glissa de l’antre de son amant. Kaname s’allongea à côté de lui, il aperçut le drap qui jonchait le sol, l’attrapa et les recouvrit.

- Ça va, mon amour ?
– Hum… Hocha-t-il la tête en guise de réponse.
– Tu étais merveilleux tout au long de l’acte, ton corps épousait parfaitement le mien, à croire que tu m’étais prédestiné, dit-il le sourire aux lèvres.

Embarrassé, Ran baissa la tête, ce qui amusa Kaname qui prenait plaisir à le taquiner. Celui-ci releva son menton afin de l’embrasser. Ils échangèrent un tendre baiser.

- On dirait que tu n’es pas rassasié, dit-il d’un ton moqueur.
– Si, je le suis, assura-t-il.
-  Dans ce cas, pourquoi est-ce que ta chose n’arrête pas de cogner contre mon entrejambe ?
– C’est parce que… Balbutia-t-il.

Sans attendre sa réponse, Kaname se jeta sur lui et lui écarta les jambes.

- Il n’y a nul besoin d’être gêné, c’est normal de ressentir cela, surtout quand c’est la personne que tu aimes qui te fait cela.

Rouge de honte, Ran n’osa pas répondre. Il en avait envie malgré lui. Innocemment, il écarta son intimité à l’aide de deux de ses doigts, voulant faciliter la nouvelle intrusion de Kaname. Ce comportement ravi son amant, c’était pendant l’acte qu’il était le plus honnête.

- Dépêche-toi, je n’en peux plus, affirma Ran.

Sans attendre, il le pénétra avec fougue, Ran passa ses bras autour de son cou pendant que son aimé s’enfonçait en lui.

******

Quelques heures plus tard à la nuit tombée, dans sa douche en verre, Kaname repensait à cette nuit de passion qu’il avait passé avec celui qui partageait désormais sa vie. Le jet d’eau se déversa sur sa tête puis sur sa musculature, il passa sa main dans ses cheveux avant de refermer le robinet. Il ouvrit la porte et s’empara d’une serviette avec laquelle il s’essuya les cheveux. Après avoir enfilé un peignoir, il se rendit dans la chambre à coucher, il constata que son amant dormait encore. Celui-ci était étendu sur le ventre, un drap recouvrant le bas de son corps et laissant à nu le reste. Kaname s’assit sur le coin du lit, il s’apprêta à l’embrasser quand son portable sonna. Il décrocha. Au bout du fil, il reconnut la voix de son secrétaire.
– Monsieur ! Ça fait un moment que j’essaye de vous joindre ! Partir comme cela sans me prévenir !
– Ce n’est pas la peine de t’énerver comme ça. Je devais régler une affaire urgente.
– … Cette affaire est-elle réglée ?
– Oui, définitivement.
– Hum… je vois. Dit-il tout en laissent échapper un soupir.
– Pendant que j’y suis, je voudrais que tu fasses quelque chose pour moi.
– Que voulez-vous que je fasse ?
– Je voudrais que tu congédies Fujinami.
-  Je comprends, je vais faire le nécessaire.
– Merci. Je te recontacterai plus tard.

Il raccrocha à son interlocuteur et déposa son téléphone sur la table de chevet. Il se pencha sur l’homme endormit, son visage se radoucit.

- Je t’aime, Mon Bien Aimé.

16 Réponses à “Chapitre 12”

  1. ASUKA Dit :

    Hum O_O que vois je devant moi rien qu’en atterrissant sur cette page?
    Deux beaux mecs qui font du sport au lit XD j’en connais certains qui adorent partager cette activité qui demande peu d’effort physique XD
    Sinon très beau chapitre malgré le fait que je ne l’ai pas lu :p mais je sais que tu fais toujours du beau boulot Hina et c’est sincère! Gambatte jusqu’au bout!

    Dernière publication sur Acid Black Cherry : Poor Yasu-san TT__TT

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  2. Allennaruto Dit :

    Salut ça va ?
    Magnifique chapitre et ça y est enfin ils sont ensemble^^

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    • Hinata Dit :

      Coucou ^^
      Fatiguée mais ça va et toi ?
      Contente qu’il t’est plu, j’ai enfin clôturer le flash back ^O^
      L’image t’a aidée ?
      J’ai pris plaisir (pas dans le sens où vous l’entendez XD) à écrire leur rencontre. Comment deux être que tous oppose ont pu finir ensemble ? Je me pose encore la question ^^

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  3. Allennaruto Dit :

    Coucou^^
    ça va bien aussi^^
    L’image est assez parlante^^
    Bonne question, c’est peut être parce que tout les oppose qu’ils ont pu finir ensemble.

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  4. amecie74 Dit :

    trop trop bien

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  5. Zea-Healleuse Dit :

    J’ ai vraiment adoré ce chapitre :D mais sa m’a fait bizarre d’ imaginé kaname dire ; – Ran, n’oublie jamais le plaisir que je te procure.
    sa m’ a fait pensé a viewfinder quand asami dit a Akihito qu’ il ne devais jamais oublié le plaisir et la douleur qu’ il lui procuré ou quelque chose comme sa…. enfin bref xD continue comme sa ^^

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    • Hinata Dit :

      *O* Une nouvelle fan ! :D
      Merci d’avoir lu ma fiction, ça me fait plaisir :)
      Effectivement, Asami dit quelque chose comme cela mais là, le contexte est différent :)
      C’est vrai que Kaname fait penser à Asami, de part par son côté viril et ténébreux…

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  6. mjsoule Dit :

    Coucou Hina-chan, j’ai bien appréçier ce chapitre et sympa l’image :D Enfin Kaname a réussit par capturer sa proie ^^. Vue tout ce qui a pue arrivé à Ran, l’agression et maintenant les injures de son sempai. Il est bien évident qu’il est besoin d’un peut d’affection nul autre que Kaname…. hihihi j’ai adorer chaque chapitre. merci pour ton travail Hina-chan et bonne continuation.

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    • Hinata Dit :

      Merci pour ce commentaire :D
      Je me suis dis que l’image vous aiderais à imaginer la scène é_é
      Il ne l’a pas capturé, il prépare le terrain afin que celui-ci tombe dans ses griffes, mouwhahaha.
      Ran a pu entrevoir le vrai visage de son sempai. Il dit l’aimé mais n’hésite pas à faire preuve de violence quand il constate que les choses ne vont pas comme il le voudrait.
      Merci encore d’avoir pris le temps de la lire et me m’avoir fait par de ton ressenti ! :D

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