RSS

Chapitre 4


~L’homme en noir~

Quelques heures plus tard, le soleil était à son zénith.Alors que nos deux tourtereaux avaient prévus de passer la journée ensemble en amoureux, Kaname fut rappelé au bureau pour une commande exceptionnelle. En effet, alors qu’il avait donné l’ordre de n’être dérangé que si cela était nécessaire, afin de pouvoir passer le plus de temps possible avec son compagnon, il reçut un appel de son secrétaire lui demandant de se rendre de toute urgence à son bureau, car le Prince du Qatar qui était récemment nommé, le fit expressément demander dans le but de réaliser les plans pour son nouveau palais. Par conséquent, Kaname n’eut donc d’autres choix que de laisser son amant et de retourner travailler. Mais avant cela, ils se mirent d’accord pour se retrouver dans la soirée.

******

Ran sortit de la douche, simplement vêtu d’une serviette blanche nouée à la taille. Un chemin de gouttes d’eau semblait s’être formé comme pour désigner le passage qu’il venait d’emprunter pour se rendre à sa chambre.

Il faut que je me prépare, si je ne veux pas être en retard ! Dans quel genre d’endroit veut-il encore m’emmener ? Se demanda-t-il, tout en se dirigeant vers l’armoire où il en sortit quelques vêtements.

Ce rendez-vous rendait perplexe Ran qui se demandait ce qu’avait bien pu prévoir son amant pour cette fameuse sortie. Sûrement quelque chose d’exceptionnelle, dont il détenait seul le secret.

Argh !! Ça m’énerve de réfléchir ! Je ferais mieux de m’habiller ! Hummm…qu’est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ? Une chemise ou un t-shirt ? Un pantalon ou mon costume que j’utilise ? Grrr !! Cela m’énerve !! Grommela-t-il, à son encontre. Je n’ai rien à me mettre ! Je n’ai que de vieux vêtements ! Je ne peux quand même pas sortir comme ça ! Qu’est-ce que je vais faire ? Ah ! Le mieux, c’est d’aller m’en acheter de nouveaux.

Après s’être habillé, il se mit à courir en direction du centre ville dont l’appartement s’y trouvait à côté et se rendit dans la boutique de vêtements la plus proche.
Une fois arrivé sur la place principale, le paysagiste se rendit vite compte que les rues étaient noires de monde et cela ne l’en dissuadait pas pour autant, pour partir à la recherche d’un nouveau vêtement.

******

Quelques heures plus tard, après avoir déambulé dans les rues qu’il connaissait par coeur, étant donné que c’était un habitué, il se fit ballotter dans tout les sens par la foule et se retrouva dans une petite ruelle qui lui était inconnue.
Celle-ci semblait tout droit sortir d’une illustration de conte pour enfants, car la petite rue piétonne était pavée. De chaque côté du trottoir, se trouvaient de majestueux lampadaires en fers forgés noirs dans un style londonien et sur les devantures des magasins, de magnifiques parterres de fleurs étaient parsemés de mille et une couleurs. Puis, afin de permettre aux badauds d’apprécier pleinement cet environnement poétique, des bancs en bois sur toute la petite ruelle avaient été installés à intervalles réguliers. Dans cette rue qui était digne d’un conte de fée, se trouvait d’un côté une boulangerie, une chocolaterie, une confiserie, une échoppe de ramens et de l’autre, une magnifique taverne de style irlandais.

Fasciné par tout cela, Ran décida de se rendre là-bas afin de s’installer à la terrasse et de déguster ces spécialités irlandaises dont il ignorait tout, afin de se remettre de sa dure journée de marche infructueuse.

******

Avant même qu’il ne put s’en rendre compte, la nuit était tombée sur Tokyo et il avait passé toute la journée en quête de la tenue parfaite pour son rendez-vous, mais en vain.
Alors qu’il se dirigea promptement vers ce lieu inconnu afin de prendre un rafraîchissement, Ran fut soudainement interpellé par une douce mélodie qui semblait venir de plus haut. Interloqué, il décida d’aller voir de quoi il retournait.

Soudain guidé pas cette plaisante mélodie, Ran se retrouva devant une imposante vitrine qui brillait de mille feux, dont des guirlandes rétro de couleurs s’usinaient à travers de nombreux automates qui portaient de somptueux costumes de lin et de daim. Ceux-ci semblaient inviter le spectateur à entrer dans la boutique.

Enchanté devant le spectacle qui s’offrait devant ses yeux, le jeune homme décida d’y rentrer et un vendeur se tenait devant la porte d’entrée avec un large sourire aux lèvres.

- Bonsoir Monsieur, que désirez-vous ?

C’était la première fois qu’il mettait les pieds dans ce genre de boutiques. D’habitude, il ne faisait pas spécialement attention à son apparence.

- Bonsoir. Je voudrais des vêtements pour sortir ce soir.
- Bien…veuillez me suivre, s’il vous plaît.

Il emboîta alors le pas du vendeur qui se dirigea au fond du magasin, où s’étendait un grand rayon fournissant une multitude de costumes de soirée.

- Nous avons là des costumes de toutes marques. Quels modèles et styles désirez-vous ?
- Je ne voudrais rien de bien trop compliqué. Je souhaiterais un costume un peu passe-partout que je pourrais mettre à la fois pour aller au travail, mais également pour me rendre à des cocktails le soir et si possible, pour un coup pas trop élevé.
- Bien. Je vous propose celui-ci qui est un costume en lin au ton gris avec de fines rayures blanches et bleu pastel. Je pense qu’il ira parfaitement avec votre teint et qui fera ressortir vos magnifiques yeux bleus !
- C’est pas vraiment cela que je voudrais. Ce que j’aimerais…c’est quelque chose de…hum…comment dire…d’un peu moins habillé tout de même.
- Je comprends. Si celui-ci ne vous plaît guère, alors essayons celui-là dans un esprit un peu plus décontracté, tout en restant tout de même un peu sophistiqué. C’est un pantalon noir un peu moulant, ainsi qu’une chemise blanche avec quelques motifs.
- Pourquoi pas ? Dit Ran en saisissant les vêtements, pour entrer dans la cabine d’essayage.
- C’est bien ce que je pensais, cela vous va à ravir. Non seulement, il est à votre taille mais en plus il met votre silhouette en valeur. Alors…êtes-vous satisfait ?
- Oui, c’est exactement ce que je recherchais ! Pourrais-je savoir leurs prix ?
- Bien entendu. Répondit le vendeur, le sourire aux lèvres à l’idée de penser à la vente qu’il allait effectuer. Alors la chemise coûte 35000 Yens et le pantalon 50000 yens.
- Quoi ?! Si je compte bien, cela fait en tout 85000 Yens ! C’est beaucoup trop cher pour moi !! Je n’ai que 20000 Yens en économies. Pensa-t-il, dans son fort intérieur.
- Alors…Monsieur ? Vous le prenez ?
- Heu…non. Vous n’auriez pas autre chose d’un peu moins cher ?
- Vous imaginez peut-être que ce que nous vendons, c’est de la pacotille ?! A croire qu’ici, ce sont les bas quartiers ! Sachez que nous vendons exclusivement des vêtements de luxe !! Si cela ne vous convient pas, vous trouverez sans doute votre bonheur dans une quelconque friperie ! Déclara le vendeur, d’un air sérieux.
- Heu…je m’en vais. Veuillez m’excuser, au revoir.
- Tous les mêmes !

Je ne pensais pas que ces costumes coûtaient si cher ! Ah là là !! A ce rythme, je vais être en retard à mon rendez-vous et Kaname droit sûrement m’attendre.

******

Alors qu’il marchait dans les rues, Ran entendit un énorme brouhaha provenant des passants aux alentours et décida d’aller voir de plus près. Se faufilant au milieu de la foule, il arriva à l’endroit présumé et n’entendit que les murmures des passants qui avaient assistés à la scène.

- Tu as entendu cela ?
- Quoi ?
- Il parait qu’ils auraient arrêté un Hérétique ?

En entendant cela, Ran sursauta et son sang se glaça.

- Quoi ? Un Hérétique ?!
- Oui.
- Comment s’est arrivé ?
- Il semblerait qu’ils aient été pris en flagrant délit à la sortie d’un hôtel. L’un d’eux serait le Directeur de la principale banque du pays qui était marié et avait deux enfants, alors qu’en réalité il sortait avec son secrétaire .
- Argh là ! Regardez ! Dit-il, en pointant un homme du doigt. Que font de tels individus dans notre Société ?! Ils souillent notre monde ! Si seulement, ils n’existaient pas ! Sans eux, non seulement les camps d’internement qui polluent notre paysage n’existeraient pas, mais en plus nous ne serions pas obligés de financer cette politique de réinsertion avec nos impôts ! Nous ne devrions pas nous embêter avec de tels individus !

Une foule de journalistes était agglutinée devant l’entrée de l’hôtel en attendant l’arrivée de ces deux hommes. Ceux-ci espéraient que cette prise soit relatée aux nouvelles du soir.
Pendant ce temps, les policiers qui étaient chargés de l’ordre tentaient de disperser la foule car ils craignaient un débordement, voire des émeutes au vu de la nature de ce délit.
Ran vit passer devant lui sous les huées de la foule, un homme en larmes, menottes aux poignets et escorté par de nombreux policiers sous le flash des photographes. D’autres policiers établissaient un cordon de sécurité, afin de protéger l’Hérétique car certaines personnes dissimulées au sein de la foule, lui jetèrent au visage des objets en tout genre.

- Pourquoi n’a-t-on pas arrêté le Directeur également ?
-Les autorités ont jugés bon que le Directeur n’était pas en cause, mais que c’était son secrétaire qui l’avait séduit ! D’après eux, celui-ci l’aurait menacé de tout raconter à sa femme, ainsi qu’au reste du monde si il ne poursuivait pas leur liaison.

C’était sûrement un mensonge des autorités pour ne pas ébruiter l’affaire et sauver la réputation de cet homme de haut rang ! Pensa Ran, intérieurement.

- Nous n’avons rien fait de mal ! Nous nous aimons ! De quel droit la Société se permet de juger l’orientation sexuelle de ses citoyens ! J’aime cet homme et il m’aime ! Qui y a-t-il de mal à cela ?! dites-le-moi ?! Cria le jeune secrétaire en pleurs, en direction de la foule.
- Va-t-en, sale monstre !!! Nous n’avons pas besoin de vous ! Disparaissez ! Vous n’avez rien à faire ici!! S‘écria la foule.

Le secrétaire fut poussé dans un fourgon qui partit en direction du camp de redressement au sud de la ville.

- Circulez, s’il vous plaît ! Il n’y a plus rien à voir ! Allez, rentrez chez vous ! Le spectacle est terminé ! Dirent les policiers, chargés de l’ordre.

La foule se dispersa et le calme revint sur la place, comme si rien ne s’était passé.

Le jeune homme resta sur place quelques instants, choqué devant la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux et sentit son cœur se serrer. Voici un aperçu du sort qui leur était réservé si jamais leur relation venait à être révélée et Ran n’osa même pas y penser !

Ah ! Je viens de me souvenir ! Les vêtements ! Je n’ai encore rien trouvé à me mettre ! C’est fichu ! S’écria-t-il. En plus, toutes les boutiques aux alentours étaient soit uniquement pour les plus aisés ou soit déjà fermées ! Remarqua-t-il, en regardant sa montre. Le mieux, ce serait que je rentre chez moi et que je mette les vêtements que j’ai dans mon placard. C’est-à-dire un vieux pantalon passe-partout, ainsi qu’un t-shirt ou une chemise unie qui feront bien l’affaire. Pas très romantique tout ça pour un rendez-vous amoureux.

Le jeune homme se dirigea pour rentrer chez lui lorsqu’au même moment, un homme vêtu de noir l’interpella dans la rue.

2 Réponses à “Chapitre 4”

  1. Lapsykopate Dit :

    J’adore , franchement ta plume , je dévore ton histoire =)

    Répondre

  2. laplumedehinata Dit :

    Merci beaucoup pour ton commentaire, ça me fait plaisir :D
    J’adore ton pseudo XD

    Répondre

Laisser un commentaire

Association des Loisirs en ... |
Ethdikejin |
Fréjus - Plage : Location s... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | monponeyKasba
| Le petit train de la Portan...
| Kayaks - Fabrication et vente